En misant sur le "X", BMW a remporté le jackpot. Depuis 1999, date du lancement de sa première génération, le X5 s'est déjà écoulé à plus de 1,3 million d'exemplaires. Un succès qui pousse BMW à réutiliser les mêmes ingrédients pour le nouveau millésime. Première conséquence directe de cette politique: ce modèle X5 conserve sensiblement le même encombrement que les précédents.

L'empattement étant identique, l'habitabilité n'évolue guère. Mais c'est loin d'être un reproche, tant l'espace intérieur se révèle généreux. En option, les passagers arrière peuvent dorénavant s'offrir des sièges "confort" inclinables et coulissants. Le volume de coffre, lui, progresse de 30 litres (650 l). Pratique, il se caractérise par des surfaces planes facilement exploitables. Le "double" hayon caractéristique, avec un module supérieur court couplé à une ridelle indépendante à basculer à la main, répond toujours à l'appel.

Sur le plan mécanique, les émissions sont évidemment soignées. Pour la première fois, un X5 peut même se contenter de ses seules roues arrière motrices et d'un "petit" quatre-cylindres diesel de 218 ch (sDrive 25d). De quoi contenir les rejets de CO2 de justesse sous la barre des 150 g/km et séduire la clientèle professionnelle. Par rapport à son prédécesseur, le xDrive 30d voit son sixcylindres en ligne diesel monter en puissance de 13 ch (258 ch) et offrir un couple supérieur de 20 Nm (560 Nm).

Pour transmettre cette fougue au sol, on retrouve l'excellente boîte automatique à huit rapports d'origine ZF couplée à la transmission intégrale XDrive de BMW. Un module qui sert davantage à magnifier son comportement dynamique (confirmé sur les routes) qu'à l'aider à se sortir d'un mauvais pas en dehors des sentiers balisés. Pour les clients exigeants (et/ ou fortunés...), BMW propose plusieurs packs "châssis". Le plus évolué permet de disposer à la fois d'un amortissement adaptatif, d'un différentiel arrière piloté et d'un système antiroulis actif. De quoi transformer le pachyderme en ballerine.