C'est l'histoire d'un Alsacien qui a compris très tôt que le marché des eaux-de-vie n'était pas le plus porteur et qui a décidé de diversifier l'affaire familiale en vendant du vin. Nous sommes en 1979 et Joseph Helfrich vient de poser la première pierre de ce qui va devenir un mastodonte. De quelques cuvées développées pour le marché allemand, au début, au milliard d'euros de chiffre d'affaires actuel, ce succès tient à une vision : proposer une offre globale en maîtrisant différents métiers, de la viticulture à la logistique en passant par l'embouteillage et le stockage.
Dès le départ, Joseph Helfrich a noué des partenariats avec des vignerons pour garantir ses approvisionnements et, surtout, la qualité. Désormais, Grands Chais de France exporte dans 177 pays et possède des marques reconnues, notamment en grande distribution, telles que J.P. Chenet, Grand Sud et Calvet.
Une collection de vins "haute couture"
A côté de cette offre "prêt-à-porter", Joseph Helfrich a constitué une collection "haute couture" en France ainsi qu'en Espagne et au Chili -, avec l'achat d'une première propriété, en 1996 : le domaine de Savagny, dans le Jura. Désormais, la famille est à la tête d'un portefeuille de plus de 70 domaines, dont 22 considérés comme des fleurons. "Joseph Helfrich a toujours cherché à anticiper ; à proposer des vins dynamiques, de grande ou petite renommée, à des prix abordables ; à attirer des consommateurs en quête de produits moins institutionnels", explique Stéphane Poisson, ambassadeur de la "marque" Helfrich.
Pomerol, Saint-Emilion, Bourgogne, Loire, Languedoc-Roussillon, Provence : aucune région n'est considérée comme moins importante et chaque propriété conserve son autonomie. "Si nous constations que l'un des vins n'était pas à la hauteur, nous n'en produirions plus, assure Stéphane Poisson. Nous avons la modestie de croire que nous pouvons encore progresser. Chaque millésime est une remise en question globale." Un travail exigeant qui permet aux vins de la Famille Helfrich de récolter récompenses et commentaires élogieux.
Prochain objectif ? Le passage en bio des propriétés. "Elles sont déjà toutes en HVE3, en partie vegan. Nous travaillons à la mise en conformité de nos vins pour répondre aux attentes des consommateurs et nous adapter aux évolutions climatiques", souligne Stéphane Poisson. Anticiper, toujours...
