Voici sans doute l'un des plus beaux cabriolets du moment. Si le coupé BMW Série 6 sorti récemment vient de sortir est très réussi, le cabriolet fait grimper encore le degré de séduction, décapoté ou non - ce qui n'est pas une évidence. Quand la mode est au toit rigide escamotable, ses concepteurs ont misé sur une capote que l'on n'ose pas dire en toile, tant elle est sophistiquée et efficace (l'isolation phonique est digne d'une berline). Avec un dessin arrière joliment agressif et un vitrage arrière qui la classe dans l'univers du luxe sportif décliné sur l'ensemble de la voiture. Le ballet d'ouverture et de fermeture est un spectacle en soi.

Dans l'habitacle, quatre vrais fauteuils donnant l'impression de vivre en pleine autonomie. La position de conduite est très basse, mais la précision du réglage des sièges permet d'obtenir une assise idéale. Le radar et la caméra d'environnement sont indispensables pour simplifier la conduite en ville, car le capot est presque sans fin, et la voiture, très large. L'équipement de bord est superlatif, sur le plan électronique en particulier, et les finitions sont à la hauteur de l'investissement.

Sous le capot, choisissons le moteur 8 cylindres de 4,4 litres développant plus de 400 chevaux. Ici aussi, on change d'univers. La boîte automatique à 8 rapports propulse cette grande routière à 100 kilomètres-heure en cinq secondes, soit des performances de GT, le tout dans la plus grande progressivité, tout en fluidité, si ce n'est ce joli bruit de moteur qui accompagne la montée en régime, en toute sérénité. Le comportement routier est parfaitement homogène et permet les abus (sans qu'on se les autorise). Si l'on veut se faire une idée de la volupté, il faut s'imaginer sur une route de campagne, à la brune, quand les foins viennent d'être coupés. Dans ce cabriolet.