Vendredi, à 13 heures, elles sont quitté le lycée des Carillons à Seynod, une ville située dans la banlieue d'Annecy. Depuis, elles sont introuvables. Israé, 15 ans, et Louisa, 16 ans, présentées comme radicalisées par la police, sont soupçonnées de vouloir partir en Syrie. Un projet que mûrit depuis plusieurs années Israé, comme le raconte sa mère, Nadia, dans les colonnes du Parisien ce dimanche.
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Interrogée par le quotidien, elle raconte être parvenue à arrêter une première fois sa fille, il y a deux ans. "Ce n'est pas la première fois que ma fille tente de partir. Il y a deux ans, j'ai déjà pu la récupérer et la sauver in extremis", explique-t-elle, ajoutant: "Je l'ai rattrapée à la gare. Elle voulait partir en Syrie. Des personnes m'ont prévenue et j'ai pu intervenir à temps."
"Elle devait partir aider les enfants en Syrie"
L'adolescente entame alors une "procédure de déradicalisation". Elle est placée en foyer. Mais depuis, "il y a eu une rechute", constate sa mère. "A un moment, elle s'est fait embobiner", martèle-t-elle. "Elle avait des propos pas corrects, par rapport à la religion, à la mécréance. Des propos pas cohérents avec son éducation. On n'est pas une famille dans la religion. On est des gens d'origine musulmane mais laïcs. Ils lui avaient mis dans la tête qu'elle devait partir aider les enfants en Syrie, pour servir une bonne cause", détaille-t-elle au Parisien. Les deux jeunes filles font actuellement l'objet d'une interdiction du territoire. Un appel à témoin a été lancé samedi pour tenter de les retrouver.
