La fonctionnaire de police assassinée vendredi dernier à Rambouillet (Yvelines), Stéphanie Monfermé, 49 ans, sera décorée de la Légion d'honneur à titre posthume par le Premier ministre, Jean Castex, ce vendredi lors d'une cérémonie d'hommage national, a indiqué Matignon jeudi.

La cérémonie, présidée par le chef du gouvernement, commencera à 10h30, avec une revue des troupes et une citation à l'ordre de la Nation de Stéphanie Monfermé. À 11h15, le Premier ministre prendra la parole, avant de remettre la Légion d'honneur. L'hommage se terminera avec une minute de silence, suivie de La Marseillaise. Il se déroulera à quelques mètres du commissariat où elle a été mortellement agressée au couteau vendredi dernier, en début d'après-midi.

Lors de cette cérémonie d'hommage, Jean Castex sera accompagné du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, du Garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, de la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, de la ministre de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, de la ministre de la Ville, Nadia Hai, et du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. La victime doit également être citée à l'ordre de la Nation.

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Les Macron se sont rendus aux obsèques privés

Emmanuel et Brigitte Macron ont assisté jeudi après-midi à titre privé aux obsèques de Stéphanie Monfermé, dans le village de Saint-Léger-en-Yvelines où l'agente administrative âgée de 49 ans résidait et où elle a été inhumée à l'issue d'une cérémonie religieuse.

L'assassinat de cette agente administrative du commissariat a soulevé un vif émoi dans le pays, venant s'ajouter à la décapitation de l'enseignant Samuel Paty il y a six mois et la tuerie de la préfecture de police de Paris en octobre 2019. L'auteur de l'attaque, Jamel Gorchene, un ressortissant tunisien de 36 ans titulaire d'une carte de séjour, a été tué par les tirs d'un policier. Ce chauffeur-livreur était dépourvu de casier judiciaire et inconnu des services de renseignement et de la justice. Mais son mode opératoire correspond aux appels récurrents du groupe État islamique (EI) à s'attaquer aux forces de l'ordre. Selon le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, l'auteur, dont la radicalisation était "peu contestable", présentait "certains troubles de la personnalité".