En France, le cap est passé ; au Japon, la vague ne fait que commencer. Alors que le nombre de cas continue de diminuer dans l'Hexagone, offrant un répit bienvenu aux services hospitaliers, à l'autre bout du monde, le Japon fait face à une explosion des contaminations, générée par le sous-variant BA.5, plus contagieux. On fait le point sur les dernières informations autour de la pandémie.

56 214 nouvelles contaminations en France

L'épidémie poursuit sa décrue en France. Selon les derniers relevés de SI-DEP, l'outil de suivi de l'épidémie de Santé Publique France, 56 214 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés samedi sur le territoire national. Les contaminations moyennes de cette semaine sont en baisse de 26 % par rapport à la semaine dernière. 1 195 personnes malades du Covid-19 sont actuellement en soins critiques ; 1076 personnes positives ont été admises à l'hôpital ces dernières 24 heures. Le nombre de patients hospitalisés pour Covid-19 plafonne à 20 214 cette semaine.

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Bien que ces chiffres traduisent une évolution positive de la pandémie en France, et alors que le gouvernement s'est débarrassé de l'état d'urgence sanitaire, le Sars-Cov-2 n'est pas devenu anodin pour autant. "Il y aura de nouvelles vagues, à l'automne, durant l'hiver 2022-2023, nous n'en avons pas terminé avec le Covid-19" , a prévenu Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, qui tire sa révérence ce lundi. Selon lui, "le virus reste présent avec une capacité à muter, à changer, il n'a pas fini son évolution et c'est ce qui explique la durée particulière de cette crise Covid".

Le Japon menacé par une septième vague d'ampleur inédite

Jamais la hausse n'avait été aussi fulgurante, ni le nombre de cas aussi élevé. Le Japon fait face à une septième vague d'ampleur inédite, si bien que le pays réfléchit à imposer de nouvelles restrictions sanitaires. "Nous nous efforçons de proposer une série de mesures pour faire face au BA.5", a déclaré Daishiro Yamagiwa, le ministre chargé de la lutte contre le Covid-19. Ce sous-variant d'Omicron, plus contagieux, est responsable de la quasi-totalité des 221 442 cas détectés à date du 29 juillet.

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Les autorités départementales peuvent désormais limiter les horaires des bars et des restaurants et pousser le recours au télétravail, pour éviter que les hôpitaux ne débordent, alors que le seuil d'occupation des lits dépasse 50 % dans 20 des 47 départements du pays. L'épidémie est surtout alimentée par les moins de 30 ans, qui ont moins reçu de dose de rappel que le reste de la population.

Le Portugal restera masqué jusqu'à la fin du mois d'août

Le gouvernement portugais a décidé, jeudi, de maintenir le port du masque obligatoire dans les transports publics au moins jusqu'à la fin du mois d'août, pour protéger les populations les plus vulnérables au Covid-19. Le Portugal, parmi les champions du monde de la vaccination contre le virus, avait connu en mai dernier une augmentation marquée des nouveaux cas, provoquée par le sous-variant d'Omicron BA.5. La vague a commencé à refluer mi-juin, et les contaminations sont revenues à un niveau acceptable. Mais les autorités portugaises préfèrent rester prudentes.

Joe Biden à nouveau positif

Le président américain, âgé de 79 ans, "a été testé positif samedi en fin de matinée selon un test antigénique" et "va reprendre des mesures strictes de confinement", a déclaré son médecin, le Dr Kevin O'Connor. Il avait été positif une première fois le 21 juillet, avec des "symptômes très légers", puis était sorti de son confinement mercredi, car négatif. Selon son médecin, il s'agirait d'un "rebond" de positivité, qui se produit parfois chez les personnes traitées au Paxlovid, la pilule anti-Covid de Pfizer qui a soigné Joe Biden.

La perte du goût et de l'odorat, un symptôme persistant chez 5% des malades

Quelque 5% des personnes atteintes de Covid-19 subissent une perturbation durable de leur odorat ou leur goût, estime une vaste étude publiée ce jeudi. "Une part conséquente des patients atteints de Covid-19 semblent développer une modification durable de leur sens du goût ou de l'odorat", concluent les auteurs de ce travail publié dans l'une des principales revues scientifiques, le British Medical Journal (BMJ).

L'étude du BMJ a compilé une vingtaine de travaux préalables, qui représentent un total de plus de 3 500 patients. Elle se base sur les déclarations des malades, et non pas sur les résultats de tests visant à mesurer la perte de goût. Les femmes semblent plus affectées que les hommes. On ignore encore largement à quel point ce symptôme emblématique de la maladie peut perdurer.