ÉTATS-UNIS

La "révolution Musk" sur Twitter

Le milliardaire américain, arrivé à la tête du réseau social depuis son rachat pour 44 milliards de dollars , a annoncé le 4 novembre le licenciement sans préavis de la moitié de ses employés, soit 3700 personnes. Elon Musk envisage de créer un abonnement payant et de relancer un service de courtes vidéos. "Musk gère Twitter à la manière de Trump", relève Axios. Autrement dit sans concertation interne et en gardant l'entreprise "dans un état d'incertitude et de peur". Pas très rassurant, dans la mesure où"Trump n'a atteint "qu'une fraction de ses objectifs" rappelle le site d'information.

UKRAINE

Kiev accuse Moscou de "terrorisme énergétique"

Faute de victoire militaire, Moscou veut exposer la population ukrainienne au froid mordant de l'hiver. "Après avoir essuyé une série de défaites douloureuses sur le champ de bataille, la Russie a multiplié ces dernières semaines les attaques contre les infrastructures électriques des villes éloignées des lignes de front", décrypte la BBC.

LIRE AUSSI : Entre l'Ukraine et la Russie, l'impitoyable guerre des drones

Le 3 novembre, de nouvelles frappes ont privé d'électricité plus de 4,5 millions d'Ukrainiens. "Ils ne peuvent pas battre l'Ukraine, alors ils essaient de briser notre peuple de cette façon", a dénoncé Volodymyr Zelensky, accusant Poutine de "terrorisme énergétique".

ÉTHIOPIE

Un espoir après deux ans de guerre civile

Il aura fallu deux ans d'atrocités et des centaines de milliers de morts pour parvenir à une trêve, signée le 2 novembre entre les forces loyales au Premier ministre Abiy Ahmed et les autonomistes du Front de libération du peuple du Tigré, au pouvoir dans le nord du pays.

LIRE AUSSI : En Ethiopie, la crainte d'un "scénario rwandais"

L'accord prévoit la restauration de "l'autorité constitutionnelle" du gouvernement fédéral sur la région, et la composition d'une administration locale "inclusive" en attendant de prochaines élections. "Le ministère des Finances espère que l'accord conduira à une reprise rapide d'un programme du FMI indispensable pour sauver l'économie éthiopienne", précise The Economist.

ÉGYPTE

COP27 : Al-Sissi veut redorer son image

A défaut de sortir son pays du marasme économique, le président al-Sissi tient une occasion en or pour lustrer son image à l'international : il accueille depuis le 6 novembre à Charm el-Cheikh la 27e conférence Climat, en présence d'une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement. Ces derniers ne peuvent toutefois pas fermer les yeux sur la réalité du régime égyptien, un "Etat policier impitoyable", estime un éditorialiste du Washington Post. "Ils devraient se demander pourquoi certains de ceux qui sont les mieux équipés pour aider l'Egypte à lutter contre le changement climatique sont derrière les barreaux", écrit-il.

ALLEMAGNE

Scholz en Chine, visite controversée

Le virage autoritaire du dernier congrès du Parti communiste ne l'a pas refroidi. Olaf Scholz était à Pékin, le 4 novembre, pour rencontrer le président Xi Jinping.

LIRE AUSSI : La venue de Scholz à Pékin, "une immense victoire politique" pour Xi Jinping

Paris souhaitait une visite conjointe, plus politique, avec Emmanuel Macron, mais le chancelier a préféré s'y rendre seul, accompagné d'industriels, avec pour priorité la défense des intérêts commerciaux allemands sur place. "Des groupes tels que BASF, Siemens et Volkswagen sont devenus dépendants de la Chine, s'inquiète la radio Deutsche Welle. Autant que l'Allemagne l'était du gaz russe, avec des conséquences dévastatrices."

CHINE

Coup de froid sur les exportations

Pour la première fois depuis 2020, les exportations chinoises ont baissé au mois d'octobre (- 0,3%). Cette inflexion survient "alors que les décideurs politiques luttent pour contenir un effondrement de l'immobilier à l'échelle nationale", souligne le Financial Times. En cause, aussi, la politique stricte "zéro Covid" menée par Pékin a fait flancher la croissance : "les fermetures de grandes villes pour contenir de petites épidémies ont pesé sur la demande des consommateurs", précise le quotidien.

CORÉE DU SUD

Exercices sous haute tension

Près de 240 avions de combat dont, pour la première fois, des chasseurs furtifs F35 : les exercices aériens menés conjointement par les Etats-Unis et la Corée du Sud ont eu lieu dans un contexte très tendu avec Pyongyang. Alors que le régime nord-coréen vient d'adopter une loi élargissant les conditions d'utilisation de ses armes nucléaires, "le département de la Défense américain a clairement déclaré que le régime de Kim Jong-un ne survivrait pas en cas d'attaque nucléaire contre les Etats-Unis ou ses alliés", indique The Diplomat.