ÉTATS-UNIS
Les tueurs d'Ahmaud Arberycondamnés
C'est un verdict unanime qu'ont rendu ce 24 novembre les 12 jurés du tribunal du comté de Glynn en Géorgie. Les trois hommes accusés d'avoir traqué puis abattu Ahmaud Arbery, un jogger noir, en février 2020, ont été reconnus coupables.
Ce procès très attendu était considéré par certains Afro-Américains comme un "test décisif" de la justice du pays. La décision a été saluée par "les dirigeants politiques et de nombreux Américains de tous les horizons politiques" note le New York Times. Les auteurs de ce que certains ont qualifié de "lynchage du XXIe siècle" ont fait appel du jugement.
EMIRATS ARABES UNIS
Un patron controversé pour Interpol
Les alertes des ONG n'y ont rien changé : le général émirien Ahmed Naser al-Raisi, visé par plusieurs plaintes pour "torture", a été élu à la présidence d'Interpol, le 25 novembre. Son arrivée, comme le retour de la Syrie dans l'institution et la nomination au comité exécutif de Hu Binchen, haut cadre de la sécurité publique en Chine, inquiètent les défenseurs des droits humains. "Le rôle des gouvernements autoritaires au sein d'Interpol" s'accroît "alors qu'ils cherchent à utiliser l'organisation pour briller sur la scène internationale et poursuivre leurs opposants" souligne un expert sur le site de Radio Free Europe / Radio Liberty (liée au Congrès américain).
ÎLES SALOMON
Derrière les émeutes, une lutte d'influences
Au moins trois personnes ont été tuées dans les troubles qui ont éclaté le 24 novembre à Honiara, capitale des Iles Salomon. Dans le collimateur des manifestants antigouvernementaux, le quartier chinois, symbole de l'influence grandissante de Pékin. Les protestataires blâment le Premier ministre, qui a préféré, en 2019, reconnaître diplomatiquement la Chine et lâcher Taïwan. "Les îles Salomon sont un champ de bataille" entre puissances écrit ABC News. L'Australie a d'ailleurs envoyé des troupes sur place pour ne pas "céder la région" à l'empire du Milieu, selon ce média.
AFRIQUE DU SUD
Le variant Omicron affole
Le monde se referme après la découverte d'un nouveau variant du Covid-19, baptisé Omicron, en Afrique australe. Il se répand depuis à toute vitesse. A l'instar d'Israël, premier à verrouiller ses frontières, l'Union européenne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis ou l'Australie ont restreint les déplacements et imposé des quarantaines aux voyageurs venant du sud de l'Afrique.
Ce scénario aurait pu être évité si les vaccins avaient été mieux partagés, regrette l'épidémiologiste Meru Sheel dans le Guardian. Laisser les pays les plus pauvres sans protection "pose un risque pour leurs populations - et nous tous".
SÉNÉGAL
Pékin en opération séduction à Dakar
Partenaire économique n° 1 de l'Afrique, la Chine n'est jamais à court d'idées pour séduire le continent. Au 8e sommet Chine-Afrique à Dakar, elle a promis, le 29 novembre, la livraison de 1 milliard de doses de vaccins. Un argument de poids pour maintenir son statut privilégié dans un contexte de rivalité géopolitique croissante dans la région. La tâche est d'autant plus complexe que certains Etats, piégés dans le surendettement, se montrent méfiants. "Le vent a tourné, et les pays africains demandent à Pékin un allégement ou une annulation de leur dette", analyse The East African.
CALAIS
Crise migratoire : l'UE tente de réagir
Une fois n'est pas coutume, les Européens ont parlé d'une seule voix, ce 29 novembre, sur le dossier migratoire. Réunis à Calais quatre jours après la mort de 27 migrants dans la Manche, les ministres de l'immigration français, allemand, néerlandais et belge et les représentants de l'UE se sont engagés à mieux lutter contre les passeurs et ont sommé Londres de coopérer.
Un avion de Frontex patrouillera pour surveiller le littoral. "C'est la première fois que l'agence des frontières de l'Union aide les autorités françaises à faire face à la crise des migrants malgré les demandes répétées de Paris" relève le Times.
HONDURAS
Une présidente de gauche au pouvoir
Avant même la fin du dépouillement, Xiomara Castro a revendiqué la victoire, le 29 novembre, devançant de 20 points son rival conservateur, Nasry Asfura. "Nous avons fait l'histoire" a déclaré la candidate socialiste, qui devrait - sauf coup de théâtre - devenir la première femme à la tête de ce pays de 10 millions d'âmes. Deuxième Etat le plus pauvre du continent, le Honduras change de cap après douze ans à droite. A 62 ans, Castro "revient au pouvoir en tant que présidente, après avoir été renversée en tant que première dame", précise El Pais. En 2009, son mari avait été déchu lors d'un putsch militaire.
