La septième vague de Covid-19 continue de déferler sur la France, et la couverture vaccinale est actuellement trop faible pour y faire face. La Haute Autorité de santé recommande d'accélérer l'administration de la deuxième dose de rappel aux personnes vulnérables. L'Union européenne et les Etats-Unis insistent également sur l'importance de la vaccination.

Le nombre d'hospitalisations continue d'augmenter en France

Avec 127 642 nouveaux cas au 13 juillet, soit +45% sur 14 jours, la France ne passe pas un début d'été très serein sur le front de l'épidémie de Covid-19. D'autant que les nombres d'hospitalisations en soins critiques, (+27% sur 14 jours) et de morts (+120%) augmentent également. Mais si le pic d'hospitalisations est loin d'être atteint - on compte actuellement 20 000 personnes hospitalisées pour une infection au Covid-19 - le pic de contaminations semble, lui, en passe d'être dépassé.

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En effet, depuis trois jours les épidémiologistes observent une augmentation ralentie du taux d'incidence, qui devrait se confirmer avec l'effet des vacances scolaires, une période propice à freiner la dynamique de l'épidémie. Néanmoins, Santé Publique France note que ce taux se maintient encore "à un niveau très élevé". Les personnes les plus gravement touchées ont le même profil que lors des vagues précédentes : les 80-89 ans paient le plus lourd tribut.

La Haute Autorité de santé recommande d'élargir l'administration de la dose de rappel

Pourtant considérée comme des populations vulnérables, seuls 37,1% des plus de 80 ans et 28,5% des plus des 60-79 ans ont reçu leur seconde dose de rappel, équivalent à la quatrième injection de vaccin dans la plupart des cas. Ces données publiées par Santé publique France font donc état d'une couverture vaccinale insuffisante pour faire face à la septième vague qui sévit actuellement. Mercredi 13 juillet, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé d'élargir l'administration de la dose de rappel aux personnes de moins de 60 ans identifiées comme vulnérables face au Covid-19, aux femmes enceintes et aux personnes étant en contact régulier avec des immunodéprimés. Toutes ces personnes sont donc éligibles et peuvent prendre rendez-vous pour recevoir une dose de rappel, à condition que la dernière injection ait eu lieu il y a plus de trois mois pour les plus de 80 ans et les personnes immunodéprimées et plus de six mois pour les autres.

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Même message du côté de l'Organisation mondiale de la santé en Europe, qui a recommandé, mardi 12 juillet, l'administration d'une deuxième dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 pour les personnes vulnérables. La cinquantaine de pays couverts par le bureau régional de l'OMS est ainsi appelée à administrer une deuxième dose de rappel aux individus "immunodéprimés âgés de cinq ans et plus, ainsi qu'à leur entourage proche", avant d'encourager "les personnes âgées, les employés du secteur de la santé et les femmes enceintes" à se rendre dans les centres de vaccination.

Le Canada autorise la vaccination des enfants de moins de 5 ans avec Moderna

Le ministère de la Santé du Canada a autorisé jeudi 14 juillet l'utilisation du vaccin de Moderna pour les enfants de six mois à 5 ans, une première dans le pays pour cette tranche d'âge. Ainsi, environ 1,7 million d'enfants sont désormais admissibles à la vaccination contre le Covid. "Après un examen scientifique rigoureux et indépendant des données probantes, Santé Canada a déterminé que les avantages de ce vaccin pour les enfants de 6 mois à 5 ans l'emportent sur les risques", a précisé le ministère, dans un communiqué. La quantité de vaccin inoculée correspond à la moitié de la dose prévue pour les enfants de 6 à 11 ans et au quart de celle administrée pour les plus de 12 ans.

"L'alerte rouge" de l'OMS pour la vaccination infantile à travers le monde

Cette autorisation intervient dans un contexte mondial de grande défiance quant à la vaccination en général des enfants. L'Organisation mondiale de la Santé et l'Unicef déplorent, dans un rapport, une forte baisse de la vaccination infantile contre d'autres maladies que le Covid-19. Ainsi, la proportion d'enfants ayant reçu les trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est tombée de 86% en 2019 à seulement 81% en 2021. Dans le monde, quelque 25 millions d'enfants sont donc menacés par la DTP, soit 6 millions de plus qu'en 2019. Pour les auteurs du rapport, la crise du Covid-19 et la désinformation sont à l'origine de cette baisse continue, la plus importante depuis une génération.

Les Etats-Unis insistent sur l'importance de la vaccination

Confrontées à une hausse des hospitalisations, les autorités sanitaires américaines ont insisté, mardi 12 juillet, sur l'importance de la vaccination contre le développement des formes graves du Covid. Les Etats-Unis enregistrent chaque jour plus 5000 hospitalisations liées au Covid, "le double par rapport aux admissions en mai", selon la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies, Rochelle Walensky. Cette hausse est liée à la progression fulgurante des sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5, détectés pour la première fois en avril et qui représentent respectivement 16% et 65% du virus actuellement en circulation aux Etats-Unis.

Une forte hausse du nombre de cas à Moscou

Les cas de Covid-19 sont repartis en forte hausse à Moscou, ont annoncé mardi 12 juillet les autorités sanitaires de la capitale russe. "Au cours de la semaine écoulée, les nouveaux cas de Covid-19 ont augmenté de 57% par rapport à la semaine précédente", selon les services sociaux de Moscou. Ainsi, les autorités recommandent le port du masque dans les espaces publics.