L'utilisation de superaliments, c'est indispensable?
Non, bien sûr, nous ne prétendons pas que nos produits puissent faire du bien à tout le monde. Nous souhaitons faire profiter de la richesse du patrimoine mondial botanique, à ceux qui l'apprécient.
Pourquoi vos produits sont-ils souvent aussi chers?
Parce qu'il sont fabriqués de manière traditionnelle, raisonnée et équitable. Je prends l'exemple de l'acérola: nous procédons à sa lyophilisation sur place, le plus près possible du lieu de récolte, et obtenons une poudre quasi-pure, à 98%. D'autres fabricants se contentent de pulvériser le fruit en jus dans une atmosphère dépourvue d'humidité, pour concevoir un extrait sec, auquel ils ajoutent beaucoup d'excipients (20 à 30% au total), et ce, afin d'éviter que la poudre ne s'agglomère.
Que répondez-vous à ceux qui reprochent aux superaliments de venir de trop loin?
On respecte les motivations écolo des adeptes du régime locavore. Mais est-ce qu'ils se privent de chocolat ou de café pour autant? En outre, ce qui pollue le plus, c'est le transport routier. Ainsi, un produit frais transporté du Finistère à la région parisienne engendre bien plus de pollution que des fèves de cacao voguant à bord d'un bateau venu du Pérou.
Restaurant et boutique Sol Semilla, 23, rue des Vinaigriers, 75010 Paris.
