La légende de Nike naît au beau milieu d'un footing, dans la tête d'un gamin d'une vingtaine d'années un matin de 1962. C'est en tout cas ce que raconte son fondateur Phil Knight dans son autobiographie. Comme toutes les légendes, elle s'avère difficile à vérifier, contrairement à l'impact de la virgule au fil de ses 55 ans d'existence, peut-être la marque la plus célèbre au monde, tout à fait palpable.

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© / Courtesy of Hugo & Cie
Rien ne prédestinait ce fils d'une famille classique de Portland, non loin des Rocheuses, à révolutionner le monde de l'équipement sportif. Cet "Oregonian" pur jus tombe amoureux de la course à pied à la fac sous les ordres d'un entraîneur charismatique, Bill Bowerman. Animé d'une irrépressible envie d'innover, d'un solide esprit de compétition et d'une passion sans borne pour le sport, ce timide maladif lance, avec son mentor, Blue Ribbon Sports, qui importe les chaussures de course japonaises Tiger, avant de créer leur propre marque en 1972.
On connaît la suite heureuse pour le Swoosh -le fameux logo à la virgule-, les John McEnroe, Michael Jordan ou Tiger Woods, mais Phil Knight ne se contente pas de dérouler le fil d'une réussite linéaire. Aujourd'hui retiré des affaires, il se raconte par le prisme de sa création, de sa bande, et s'attarde sur la palanquée de doutes rencontrés.
Pour les lever, il s'est toujours appuyé sur ses routines, les appels quotidiens à son père ou des footings-soupapes à toute heure du jour et de la nuit. On ne se refait pas. L'Art de la victoire, par Phil Knight, Hugo & Cie, 19,95 euros.
