Après Cyril Teste pour Hermès, c'est au tour de Matteo Garrone de mettre en scène la nouvelle collection haute couture de Dior, sur invitation de sa directrice artistique, Maria Grazia Chiuri. Le réalisateur italien, auteur du récent Pinocchio et lauréat du Grand Prix du Festival de Cannes pour Gomorra, a imaginé un univers féerique étonnant, dans une forêt peuplée de sirènes, nymphes et chimères évoluant dans une nature surréaliste, sont happées par le savoir-faire de la maison parisienne.

Dior, collection haute couture automne-hiver 2020/2021 - (c) Brigitte Niedermair
© / Dior, collection haute couture automne-hiver 2020/2021 - (c) Brigitte Niedermair
Trois semaines ont été nécessaires à la réalisation de ce court-métrage de quinze minutes, et à ses effets spéciaux : les robes miniatures prennent vie au contact de ces créatures rêvées, comme une envie de renouveau provoquée par le contexte particulier.

Dior, haute couture automne-hiver 2020/2021 - (c) Brigitte Niedermai
© / Dior, haute couture automne-hiver 2020/2021 - (c) Brigitte Niedermai
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Entre deux rondes oniriques, où la nature redevient un jardin d'éden intact et bienveillant, la poésie artisanale de la collection est mise en lumière par un détour dans les ateliers de Dior. Robe péplum en crêpe satin plissée et torsadée à la main, manteaux en trompe-l'oeil, manteau corolle en shantung volanté, robe à dos ailé effrangée en jacquard lurex... Maria Grazia Chiuri a déclaré s'être inspirée, pour l'occasion de cinq figures artistiques : Lee Miller, Dora Maar, Dorothea Tanning, Leonora Carrington et Jacqueline Lamba.

Dior, collection haute couture automne-hiver 2020/2021 - (c) Brigitte Niedermair
© / Dior, collection haute couture automne-hiver 2020/2021 - (c) Brigitte Niedermair
Ici et là, ces silhouettes couture, qui ont nécessité des centaines d'heures de travail aux ateliers, forcent évidemment l'admiration. Cette présentation virtuelle prouve que la mode peut continuer de faire rêver.
