Ils demandent "des sommes très importantes", avait prévenu l'avocat de Kate Middleton et du prince William, Me Jean Veil, s'adressant à l'AFP.

Ce mardi, à Nanterre, s'est ouvert le procès contre le magazine Closer, pour "atteinte à l'intimité". Selon l'AFP, le couple royal demande 1,5 million d'euros pour la publication de photos topless de la duchesse de Cambridge, dans l'hebdomadaire people, en 2012.

"Vacances j'oublie tout"

Elles avaient été prises alors que le couple royal séjournait en France et prenait le soleil sur la terrasse du château d'Autet, dans le Luberon, propriété du neveu de la reine d'Angleterre, le vicomte Linley, rappelle 20 Minutes. "Leur mot d'ordre: vacances, j'oublie tout, la grisaille londonienne, et même le maillot de bain resté dans la valise de l'altesse...", s'amusait à l'époque l'hebdomadaire.

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Parmi les accusés, Laurence Pieau, directrice de la rédaction de Closer et Ernesto Mauri, président du groupe Mondadori. Deux photographes, soupçonnés d'avoir pris les photos, sont aussi présents: Cyril Moreau et Dominique Jacovides. La Provence est aussi concernée. Une semaine avant Closer, des photos similaires avaient été publiées dans le quotidien régional. Ce sont Marc Auburtin, directeur de publication de La Provence à l'époque, et Valérie Suau, photographe, qui sont visés.

Tous devront répondre aux accusations d'atteinte à l'intimité de la vie privée et de complicité.

Pas diffusées en Grande-Bretagne

À l'époque, les photos publiées par Closer avaient fait le tour du monde et ulcéré la famille royale britannique. Reprises un peu partout en Europe, elles n'avaient toutefois pas été diffusées en Grande-Bretagne.

Cet épisode faisait douloureusement écho au harcèlement dont sont victimes les membres de la famille royale par les photographes. Lady Diana, poursuivie par des paparazzi, avait trouvé la mort à Paris, en août 1997, dans le tunnel de l'Alma.