Lundi 10 février, dans l'émission de Jean-Marc Morandini le Grand direct des médias sur Europe 1, le paparazzo Pascal Rostain -venu faire la promotion de son livre Voyeur- a lancé une rumeur selon laquelle le Washington Post allait sortir des preuves d'une liaison entre Barack Obama et Beyoncé, avant d'avouer au journaliste de L'Express Renaud Revel qu'il ne s'agissait que d'une blague.


"Ce n'était absolument pas prémédité, explique Pascal Rostain à L'Express Styles. J'ai improvisé parce que je recevais des leçons de déontologie de la part de quelqu'un (Morandini NDLR) qui se prend pour le gardien du temple de la morale et de la déontologie journalistique". Visiblement vexé par les questions du journaliste qui lui demandait s'il considère que son métier est "honorable", Pascal Rostain a donc répondu par la provocation et confie, un peu gonflé, que ce qui n'était qu'une "blague" selon lui démontre finalement une véritable défaillance dans le journalisme aujourd'hui.

"On se rend compte de la fragilité de l'information"

"C'était de la provocation, clairement, mais assez intéressante parce qu'elle met en évidence ce que je dénonce de temps en temps sur la perte des fondements du métier de journaliste. Comme le disait Pierre Lazareff: 'La première chose est de vérifier, la deuxième vérifier, la troisième vérifier'. On se rend compte avec ce petit exemple de la fragilité de l'information. Avant, une rumeur devenait une vérité, aujourd'hui une blague devient une information, on marche sur la tête!"

Retrouvez aujourd'hui l'interview complète de Pascal Rostain.