Des commentaires racistes qui n'en finissent pas. Parmi les propos haineux publiés sur les réseaux sociaux, ceux de Henry de Lesquen, président du parti national libéral, qui n'a pas cessé de violemment critiquer le couronnement d'Alicia Aylies, Miss France 2017, samedi soir.
Lundi, la jeune Guyanaise de 18 ans a répondu à ces attaques lors de son passage sur Europe 1. "Les gens avaient peut-être besoin de voir une Miss France de couleur", juge Alicia Aylies, fermement soutenue par Sylvie Tellier, présidente du comité Miss France.
"L'année dernière, on avait reproché à Iris [Mittenaere] d'être plus jolie que bronzée. Cette année, on montre que l'Outre-mer a gagné et moi je suis ravie", assure-t-elle, jugeant qu'il s'agit là de la "victoire de la beauté de la femme". "Peu importe la couleur de peau."
"On m'a dit que j'avais des cheveux trop 'afros'"
Alicia Aylies ne semble de toute façon pas atteinte par les commentaires haineux à son sujet. "Vu mon planning chargé, je n'ai pas eu le temps de me connecter aux réseaux. De toute façon, ça me passe au-dessus. Je ne fais pas vraiment attention à ça", a-t-elle assuré à Thomas Joubert.
"Après mon élection à Miss Guyane, on m'a aussi dit que je n'étais pas assez foncée de peau, que j'avais des cheveux trop 'afros', a-t-elle aussi raconté à France info. Je pars du principe que je suis élue par un public qui m'a choisie, ces propos doivent me passer au-dessus, insiste Alicia Aylies. Si j'avais été élue en étant blonde aux yeux bleus, d'autres auraient dit que les DOM-TOM étaient en retrait et il y aurait aussi eu des critiques."
