Chez Amanda Seyfried, il n'y a pas de four. Non qu'elle n'aime pas cuisiner, mais l'actrice a peur de mettre le feu à son domicile en oubliant de l'éteindre.

Dans le magazine Allure, la jeune femme dévoile ce que cela signifie d'être atteint de troubles obsessionnels compulsifs, les TOC. Elle évoque ses craintes sans retenue. "On peut facilement faire brûler quelque chose si on laisse allumé son four", explique-t-elle.

Les TOC, une vraie maladie

Amanda Seyfried confie prendre du Lexapro, un antidépresseur, pour calmer ses phobies. "J'en prends depuis que j'ai 19 ans, donc depuis 11 ans. Je prends la dose minimale. Mais je ne vois pas l'intérêt d'arrêter. Que ce soit un placebo ou non, je ne veux rien risquer", confie celle qui voudrait que l'on considère les TOC comme une véritable maladie. "La maladie mentale est quelque chose que les gens ne placent pas dans la même catégorie que les autres maladies. Parce qu'on ne la voit pas. Ce n'est pas une masse ou un kyste. Mais c'est là", raconte-t-elle.

Avant de se faire diagnostiquer, Amanda Seyfried a dû parcourir un long chemin. D'abord très angoissée, elle a cru avoir une tumeur au cerveau. Après une IRM, le neurologiste l'a orientée vers un psychiatre, qui a pu mettre des mots sur son trouble. A 30 ans, l'actrice va aujourd'hui mieux. Ses TOC diminuent avec le temps et elle se dit plus apaisée. "Savoir que la plupart de mes peurs sont irrationnelles aide beaucoup," conclut-elle.