Composé de deux idéogrammes,"kai" ("changer" en japonais), et "zen" ("bon"), "kaizen" se traduit en français par "amélioration continue". "Une situation insatisfaisante que l'on ne règle pas peut soit rester telle quelle, soit se dégrader, soit s'améliorer toute seule", explique Christie Vanbremeersch, formatrice spécialisée dans la communication orale, écrite, dans la créativité et la gestion du temps, également auteure du blog maviesansmoi, et de "Changer avec le Kaizen", publié chez First. La nuance des mots japonais nous apprend ainsi que "kai" ne signifie pas seulement "changer", mais "changer en faisant un effort". Car changer implique bien souvent de sortir de sa zone de confort.

LIRE AUSSI >> À l'école de la psychologie positive

Dans la méthode Kaizen, quatre étapes majeures (P.D.C.A) ont été identifiées :

  • P pour "plan" : planifier les actions d'amélioration basées sur l'analyse de ce qui ne va pas et la façon dont on souhaite y remédier.
  • D pour "développer le plan" : phase test au cours de laquelle le plan établi au préalable est appliqué.
  • C pour "check" : évaluation des résultats obtenus. Le plan a-t-il été suivi ? Si non, pourquoi ? Si oui, à quel coût ?
  • A pour "agir" : standardisation de ce qui a fonctionné avec succès, et mise en place d'axes d'amélioration pour a échoué.

Pour accompagner ces changements, et appliquer cette méthode à titre personnel, Christie Vanbremeersch a isolé 5 points clés.

1/ Faire des listes

"Bien souvent, on sait que l'on veut que quelque chose change, mais on ne sait pas quoi", observe l'auteure. Faire des listes permet ainsi d'en apprendre plus sur ses envies et sur soi-même. Pour ce faire, Christie Vanbremeersch conseille de dresser une première liste ce qui nous rend heureux et une seconde à propos de ce qui nous éteint. L'essentiel étant, après coup, de se poser les bonnes questions.

2/ Choisir des petits pas

"L'inconvénient, lorsque l'on veut changer, c'est que notre ego veut très souvent des challenges à sa mesure", explique l'experte. Le problème, c'est que plus les challenges sont importants, plus le risque d'échec ou d'abandon est élevé. L'idéal est donc de commencer doucement, sans être trop gourmand. "On opte alors pour des challenges plus petits que l'on réévalue régulièrement en se demandant s'ils valent toujours le coup, et si l'on peut se défier davantage", poursuit Christie Vanbremeersch. Car il est toujours plus gratifiant d'augmenter la taille du challenge que de faire marche arrière.

3/ Faire des bilans

Il est important d'établir un cadre et de limiter ses challenges dans le temps. Cela permet ensuite de mettre en place des bilans réguliers. Et de se demander alors ce que nos challenges nous coûtent, et ce qu'il nous procurent. "Pour rester motivé, il est important de constater le bien que nous apportent les changements mis en place, assure la coach. Changer, c'est coûteux. Alors si on ne fait pas régulièrement le bilan pour se concentrer sur les bénéfices que l'on en tire, cela rend la tâche plus difficile encore".

4/ Avoir des alliés

Certains changements sont plus difficiles à appréhender que d'autres. Et, parfois, se sentir porté par l'aide d'un proche peut être d'un soutien inestimable. Il alors important d'expliquer, dans un premier temps, au(x) proche(s) désigné(s) ce que l'on veut changer et pourquoi, puis dans un second temps, comment l'on souhaite qu'ils nous aident dans cette étape.

5/ Se pardonner

Enfin, il est crucial d'apprendre à être tolérant envers soi-même. "Il faut se laisser le droit à l'erreur, et se rappeler que l'on est humain avant tout", souligne Christie Vanbremeersch. Maintenir le cap de ses efforts 80% du temps est, ainsi, un bon compromis entre les changements que l'on s'est fixés et notre capacité à changer.