Débarqué en 1994, le métrosexuel aurait trouvé son successeur: le spornosexuel. C'est en tout cas ce qu'explique l'auteur des deux termes Mark Simpson, journaliste au Telegraph. Apparu discrètement en 2012, le terme "spornosexuel" pourrait bien cette année s'imposer comme un nouvel archétype grâce à quelques figures emblématiques.
Pour rappel, un métrosexuel, est, selon son inventeur, "un jeune homme disposant de solides revenus, travaillant ou vivant en ville. Il est le consommateur masculin rêvé des annonceurs." David Beckham est considéré comme le symbole de ce néologisme dont se sont emparé de nombreuses marques de cosmétiques.
Culte du corps
Le spornosexuel a pris la relève, porté par l'explosion des réseaux sociaux, des selfies et d'une pornographie toujours plus accessible. Cet homme aime les femmes et le sexe, il ne s'en cache pas, mais c'est à son corps qu'il tient plus que tout. Oubliées les heures à soigner son style vestimentaire: son temps libre, on le passe à la salle de sport.
"Son propre corps est devenu l'accessoire ultime, qu'ils façonnent à la gym afin d'en faire un produit à la mode, un produit que l'on partage et compare sur le grand marché d'Internet. Ils veulent être désirés pour leur corps, non pour leur garde-robe. Et certainement pas pour leur esprit." explique Mark Simpson
Lucas Locco, symbole du spornosexuel
Lucas Locco, chanteur brésilien, est le symbole de cette nouvelle tendance. Dan Osborn, candidat de téléréalité britannique ou Joseph Gordon-Levitt dans son film Don Jon constituent aussi une réprésentation du phénomène. Le site du Telegraph propose un test pour connaitre votre sporno-compatibilité.
