L'attaque est particulièrement violente. Dans la boîte aux lettres du philanthrope milliardaire George Soros, un engin explosif a été déposé lundi, révèle le New York Times. Alertée par un employé de la résidence, la police de Bedford dans l'État de New York est intervenue et ses démineurs ont fait exploser l'engin. Une enquête a été confiée au FBI.
LIRE AUSSI >> George Soros: "Européen de naissance, de coeur et d'argent?"
C'est dans le hameau de Katonah, près de la ville de Bedford que les faits se sont déroulés. L'employé "a ouvert le colis, révélant ce qui semblait être un engin explosif", a déclaré la police de Bredford dans un communiqué, et l'a ensuite " placé [...] dans une zone boisée" avant de contacter les autorités aux alentours de 15h45.
Dans le viseur d'Orban ou de Trump
Le milliardaire de 88 ans n'était pas à son domicile à ce moment-là. Son engagement politique et ses activités philanthropiques lui valent de faire l'objet de diverses attaques. Il est ainsi régulièrement visé par des nationalistes d'extrême-droite en Europe et particulièrement dans son pays natal, la Hongrie.
Fortement opposé à l'immigration en Hongrie, le Premier ministre du pays, Viktor Orban accuse le milliardaire de vouloir y envoyer des migrants via les ONG qu'il finance. En juin dernier, la Hongrie a ainsi adopté des lois intitulées "Stop Soros", qui instaurent une taxe de 25% sur les revenus des associations d'aide aux migrants, ainsi qu'une peine d'un an de prison pour "assistance à l'entrée illégale" dans le pays.
LIRE AUSSI >> Le jour où Viktor Orban envoya son CV à son ennemi Soros
George Soros est également dans le viseur de Donald Trump, puisqu'il soutient ouvertement le Parti démocrate aux Etats-Unis. Le président américain l'a notamment accusé récemment de financer l'entrée de la caravane de migrants honduriens au Mexique.
Un peu plus tôt dans le mois, il reprochait également à Soros d'avoir payé les manifestants contre la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour Suprême. Donald Trump affirmait ainsi qu'il s'agissait de "professionnels payés pour que le sénateur soit mal vu".
