La rentrée universitaire sera axée sur le "100% présentiel". Dans une interview au Parisien, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé le grand retour des étudiants dans les facs, où quelque 2,8 millions d'étudiants sont attendus ces prochains jours et prochaines semaines.
Pour cette rentrée une nouvelle fois placée sous le signe du Covid-19, avec un variant Delta très contagieux, le gouvernement mise sur la vaccination, le dépistage et le respect des gestes barrière. Le point sur le protocole sanitaire.
Une rentrée en "100% présentiel"
La rentrée "sera la plus normale possible", a assuré Frédérique Vidal, "avec un protocole sanitaire devant permettre que cela se passe de la meilleure façon possible". Selon ce protocole "il n'y aura pas de jauge dans les amphis, afin d'exploiter la capacité maximale des salles et permettre le 100% présentiel", a précisé la ministre. "Cela veut donc dire qu'il n'y aura pas de distanciation physique", a-t-elle ajouté. Frédérique Vidal avait déjà évoqué l'objectif d'une rentrée en présentiel, "plus que jamais maintenu", dans une interview à Ouest France publiée le 29 juillet.
Mais si "100 % des étudiants doivent être accueillis sur site", tout dépendra aussi de la configuration des locaux, selon Frédérique Vidal. "Un immense campus avec tous les étudiants au même endroit, c'est différent d'un autre avec quinze sites distincts", a-t-elle illustré. Les chefs d'établissement devront donc trancher et auront la possibilité de dédoubler les salles, voire de retransmettre le cours dans un autre amphithéâtre.
En outre, les gestes barrière seront maintenus, comme le port du masque, l'aération et le nettoyage des locaux, des mesures déjà mises en place au second semestre dernier.
Le protocole en cas de cluster
En cas de cluster détecté dans une université, un étudiant vacciné ne sera pas soumis à l'isolement et pourra donc poursuivre ses cours en présentiel, tandis que les cas positifs et cas contacts seront eux isolés sept jours. Ils devront alors poursuivre l'enseignement à distance. "Le principe est de déclencher un dépistage aléatoire, et si cela s'emballe encore, un dépistage systématique", a précisé Frédérique Vidal.
Pas de passe sanitaire à l'entrée
Le passe sanitaire ne sera pas demandé pour entrer à l'intérieur de l'université pour suivre les cours. En revanche, il concernera les soirées étudiantes, "les évènements festifs de rentrée organisés par les associations étudiantes, ou lorsque les universités déploient des activités culturelles, sportives - sans lien avec les cursus - dans des établissements recevant du public extérieur", a détaillé la ministre de l'Enseignement supérieur. Et ce sera la même chose pour les colloques ou les séminaires scientifiques de plus de 50 personnes.
Des espaces dédiés à la vaccination dans les campus
La priorité du gouvernement reste la vaccination des étudiants. Selon les chiffres donnés par Frédérique Vidal, 80% des étudiants ont reçu une dose de vaccin et 63% ont un schéma vaccinal complet. Mi-septembre, pour la rentrée universitaire, 80% des étudiants auront donc un schéma vaccinal complet. Afin de multiplier encore davantage les injections, l'exécutif veut "offrir de la vaccination sur site".
Concrètement, les agences régionales de santé (ARS) "déploieront dans toutes les facultés au moins un lieu pour se faire vacciner, pour les plus petites facultés un centre de proximité avec des créneaux dédiés le permettra également", a expliqué la ministre, tandis que, "localement, des sessions intensives de vaccination pourront être déployées sur une journée."
Au niveau du dépistage, 2,5 millions d'autotests ont été livrés aux établissements en prévision de la rentrée. Des distributions gratuites seront effectuées sur les campus. Le but ? "Que chaque étudiant ou personnel qui a le moindre doute se surveille", a affirmé Frédérique Vidal.
