Le port du masque est (déjà) de retour à Paris. Le tribunal administratif de Paris avait suspendu, le jeudi 13 janvier, l'arrêté préfectoral qui rendait obligatoire le port du masque en extérieur à Paris depuis le 31 décembre, a annoncé la juridiction. Cette décision était intervenue au lendemain de celle du tribunal administratif de Versailles, qui avait suspendu un arrêté similaire, une première sur le territoire national, en estimant que la mesure portait "une atteinte excessive, disproportionnée et non appropriée (...) à la liberté individuelle".
Dans un communiqué diffusé sur Twitter, le préfet de police de Paris Didier Lallement explique "qu'afin de se conformer à la décision du tribunal administratif", le nouvel arrêté "impose le port du masque obligatoire dans une série de circonstances et de lieux dans lesquels la densité de la population ne garantit pas, sans port du masque, le bon respect des gestes barrière".
L'obligation de porter un masque s'impose ainsi sur les marchés, brocantes, vide-greniers, dans les rassemblements, manifestations "de 10 personnes ou plus", aux arrêts de bus, tramway, aux abords des gares et entrées des centres commerciaux, à leurs heures d'ouverture, aux abords des établissements scolaires et universitaires aux heures d'entrée et de sortie du public, aux abords des lieux de culte et dans les files d'attente".
La question de "la lisibilité des règles"
"Les caractéristiques du territoire de Paris, avec sa très forte densité d'habitation, les flux importants de personnes dans les rues de jour comme de nuit, la répartition sur tout le territoire parisien de quartiers commerçants ou de rues fréquentées car proches de stations de métro ou de gares, et la préoccupation de la lisibilité des règles exclut tout découpage du territoire parisien du territoire parisien en distinguant un réseau de rues soumis à obligation de port du masque, et un autre qui ne le serait pas", écrit la préfecture de police. Des arrêtés similaires sont par ailleurs pris dans chacun des départements de la région Ile-de-France.
Le 31 décembre, le port du masque en extérieur avait fait son retour en France, afin de lutter plus efficacement contre le variant Omicron. Parfois incomprise, cette mesure n'en serait pas moins utile : environ 10% des contaminations seraient réalisées en dehors des lieux clos, traditionnellement considérés comme les endroits où l'on attrape le plus la maladie.
