L'association animaliste L214 publie ce mercredi une enquête qui dénonce les conditions d'élevage et d'abattage d'agneaux dans le circuit de production du roquefort. "500 000 agneaux naissent chaque année pour la production du roquefort. En surnombre, les trois quarts d'entre eux sont envoyés dans des élevages intensifs où ils seront engraissés pour la viande", écrit l'association dans son enquête.

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À ce titre, L214 pointe les pratiques d'un élevage dans l'Aveyron, la SARL Grimal, où les agneaux semblent souffrir. Sur les images diffusées par l'association on aperçoit plusieurs bêtes qui boitent, ou qui semblent avoir du mal à respirer.

Un autre abattoir, Arcadie Sud-Ouest, fait l'objet de critiques de la part de L214. Dans cet abattoir, certaines bêtes "reçoivent des chocs électriques censés les insensibiliser et provoquer une crise cardiaque", dévoile-t-elle.

La fermeture administrative demandée

"Ici, le procédé n'est pas maîtrisé par les employés, si bien que des animaux reçoivent le choc sans être étourdis. D'autres sont égorgés à vif. Les agneaux se voient mourir les uns les autres. Beaucoup sont suspendus encore conscients sur la chaîne d'abattage" décrit encore l'association. Selon elle, ces graves infractions avaient déjà été constatées dans un rapport vétérinaire en 2016, mais n'ont pas été corrigées depuis.

L214 demande la fermeture de cette structure et a lancé une pétition en ligne pour cela. "Nous, citoyennes et citoyens, demandons au ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, et à la préfète de l'Aveyron, Catherine Sarlandie de La Robertie, d'ordonner une fermeture administrative immédiate de l'abattoir Arcadie sud-ouest de Rodez" appelle-t-elle ainsi.