Notre-Dame de Paris est-elle encore en danger ? Deux mois après l'incendie qui a détruit sa charpente, la cathédrale est "dans une situation fragile, notamment au niveau de la voûte qui n'a pas encore été sécurisée", a assuré le ministre de la Culture, Franck Riester,vendredi 14 juin.
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"La voûte peut toujours s'écrouler", a-t-il ainsi mis en garde dans les 4 Vérités sur France 2, soulignant qu'il s'agissait du "point le plus fragile" du monument.
Le "diagnostic sanitaire" à venir
Les travaux de sécurisation ont, en revanche, bien avancé. "Toute la partie autour de Notre-Dame a été sécurisée, étayée, frettée. Des vitraux ont été retirés pour les protéger, les restaurer. Des mesures de sécurisations ont été prises sur les différents pignons", a ajouté Franck Riester.
Depuis l'incendie, entre 60 et 150 ouvriers s'affairent sur le chantier. Deux "parapluies" (grandes bâches) temporaires ont également été posés au-dessus de la nef et du choeur, les pignons nord et sud ont été consolidés, notamment en déposant toutes les statues qui risquaient de les faire pencher; des filets ont été tendus au-dessus de la nef et du choeur, dont les vitraux hauts ont été déposés.
Après la finalisation de ces travaux de consolidation, il faudra faire "l'état précis de diagnostic sanitaire" de la cathédrale, "pour ensuite pouvoir établir les travaux de restauration, de consolidation et de reconstruction" qui dureront plusieurs années, a aussi dit Franck Riester.
