Mediapart ne se laisse pas faire. Le site d'investigation compte assigner l'État pour "faute lourde" après la tentative de perquisition dans ses locaux le 4 février dernier. Ce jour-là, deux procureurs et trois policiers avaient voulu perquisitionner leurs bureaux, après la diffusion par le journal d'enregistrements d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase.
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"Nous allons assigner ce qu'on appelle l'agent judiciaire de l'État, c'est-à-dire l'État, en fait le parquet de Paris, pour une faute lourde qui a été commise derrière la tentative inédite, dans la manière donc ça s'est passé dans le cadre judiciaire, de perquisition de Mediapart", a annoncé dimanche le journaliste Fabrice Arfi, invité de l'émission C politique sur France 5.
"Une enquête ouverte sans base légale"
Le co-responsable du pôle investigation du site a aussi dénoncé "une enquête qui a été ouverte sans base légale et dont le premier acte est d'envoyer trois procureurs et deux policiers dont un commissaire divisionnaire de la brigade criminelle pour perquisitionner Mediapart, pour une seule et unique raison : trouver les sources d'un journal qui publie des informations qui embêtent le pouvoir exécutif. Et qui est derrière l'enquête du parquet ? Le pouvoir exécutif, a-t-on découvert."
Dans cette affaire, le parquet a ouvert une enquête pour "atteinte à la vie privée d'Alexandre Benalla" et "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception et de télécommunications ou de conversation.
