Elles ont souhaité protester contre le refus en appel d'une libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage. Cinq militantes du groupe féministe Femen sont arrivées ce vendredi après-midi au palais de justice de Paris et ont tenté de s'attacher aux grilles avec des menottes. Selon des sources policières, deux de ces Femen ont été placées en garde à vue pour exhibition sexuelle, les trois autres ont été remises en liberté. Sur leur torse et leurs bras nus, il était écrit "Libérez Jacqueline", "Justice coupable", "Justice sauvage".

LIRE AUSSI >> Pourquoi Jacqueline Sauvage reste en prison

La sexagénaire, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent et partiellement graciée par le président Hollande, est devenue un symbole des victimes de violences conjugales. Jeudi, après un premier refus du tribunal d'application des peines de Melun le 12 août dernier, la cour d'appel de Paris a à son tour rejeté la demande d'aménagement de peine de Jacqueline Sauvage, à laquelle le parquet général ne s'était pourtant pas opposé.

La mère et ses trois filles violées

La prévenue, qui s'est dit "épuisée par ce parcours judiciaire", a annoncé ce vendredi qu'elle renonçait à se pourvoir en cassation. L'affaire avait suscité une vague d'indignation. Lors de son procès en première instance, en octobre 2014, puis lors de l'appel, en décembre 2015, les trois filles de Jacqueline Sauvage avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues comme l'était leur mère. Jacqueline Sauvage avait néanmoins été condamnée à de la prison ferme.

Le 31 janvier, après la mobilisation de ses filles et de nombreux élus et personnalités, Jacqueline Sauvage avait obtenu une grâce partielle du président François Hollande, notamment concernant la période de sûreté. Cette grâce lui permettant de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.