Evelyne et son mari sont abasourdis. Alors qu'ils avaient loué une habitation pour trois semaines en février à Rochefort, en Charente-Maritime, ils ont été priés de "dégager" par la propriétaire à cause des traces laissées par le fauteuil d'Evelyne (son prénom a été changé par Sud Ouestqui rapporte les faits).

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Le couple a rencontré le défenseur des droits, avant d'aller porter plainte pour discrimination au handicap. Evelyne a été accusée "d'abîmer le hall d'entrée" de l'immeuble par la propriétaire qui soutient également que la résidence n'est pas faite pour accueillir des personnes en fauteuil roulant. "L'immeuble est équipé d'une rampe d'accès et d'un ascenseur aux normes", rétorque pourtant Evelyne au quotidien régional.

"Décamper en urgence"

La propriétaire ayant refusé que le couple soit relogé dans un autre appartement de la même résidence, il a été relogé par l'agence dans un autre immeuble. "On s'est retrouvé à décamper un samedi soir en urgence", souffle encore Evelyne.

"La propriétaire a eu des mots très durs. Pour elle, je n'étais pas réellement handicapée car je peux parfois marcher avec des cannes", a-t-elle ajouté. Sud Ouest précise qu'une maladie auto-immune invalide à plus de 80% Evelyne.