Trente-six jours après la disparition de trois humanitaires français de l'ONG SOS Chrétiens d'Orient et de leur interprète à Bagdad, en Irak, l'hypothèse de l'enlèvement semble privilégiée par les autorités françaises, selon Le Figaro.

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Dès le mercredi 22 janvier, les services de renseignements français ont fait le tour des hôpitaux et des morgues à la recherche des corps des humanitaires, en vain. La piste de leur mort a donc été écartée, de même que celle de leur enlèvement par un groupe terroriste. D'après le quotidien, c'est la piste de l'enlèvement par une "organisation politique" qui a été retenue à ce stade par le renseignement.

Le statut d'assistant parlementaire refusé à Benalla

Alexandre Benalla et Joachim Son-Forget, député ex-LREM, se seraient donc proposés d'aller chercher les Français, révèle Le Figaro. L'ex-conseiller d'Emmanuel Macron, désormais à la tête d'une société de conseil en sécurité axée sur l'Afrique, dément pourtant cette information. "M. Benalla n'a rien à voir avec cette affaire, il n'a jamais prêté ses services ni de près ni de loin", assure l'un de ses proches collaborateurs.

Quant à Son-Forget, il s'est récemment retrouvé en pleine polémique sur l'affaire de diffusion des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux après les avoir partagées sur Twitter. Le député, qui a depuis supprimé son compte du réseau social, avait demandé à l'Assemblée nationale qu'Alexandre Benalla soit accrédité en tant qu'assistant parlementaire. Une demande refusée par crainte que l'ancien chargé de sécurité de l'Elysée ne face du lobbying. La France se passera donc visiblement de leurs services dans cette affaire.