À la suite de l'incendie à Notre-Dame de Paris, le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé ce samedi son projet d'actualiser les audits de sécurité-incendie dans les nombreuses cathédrales de France, propriétés de l'État.

Dans une interview au Figaro, Franck Riester a également réfuté "le lien que certains font entre un supposé sous-investissement de l'Etat et le déclenchement de l'incendie", lundi soir. À ce stade, "on ne connaît pas encore l'origine de l'incendie", a rappelé le ministre.

Interrogé sur le délai de cinq ans fixé par le président Emmanuel Macron pour reconstruire l'édifice, il note que "ce délai est jugé réalisable par les experts". Mais "bien évidemment, vitesse ne veut pas dire précipitation", tient-il à souligner.

"Rien n'empêche un geste architectural"

Le ministre, interrogé sur la polémique entre anciens et modernes sur le futur chantier, prône "une restauration de qualité, à la hauteur du caractère exceptionnel de Notre-Dame de Paris". "Rien n'empêche un geste architectural sur un monument historique classé, ni l'apport d'une touche nouvelle [...] Mais à une condition, que cette création soit à la hauteur de la splendeur et de la symbolique de Notre-Dame de Paris".

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La polémique prend de l'ampleur depuis l'annonce par le Premier ministre Edouard Philippe d'un concours d'architecture pour la flèche de la cathédrale. Edouard Philippe avait indiqué que l'Etat devait décider si la restauration se fera sans flèche, avec une flèche identique à celle de Viollet-Le-Duc ou avec une flèche nouvelle. Le président Emmanuel Macron a parlé d'un "geste architectural contemporain".

Des idées d'architectes proposant une flèche en verre ou une galerie-jardin au faîte de la cathédrale ont semé l'inquiétude sur le risque d'une infidélité à l'intention des bâtisseurs dans ce bâtiment consacré au culte.