"On a eu des alertes inquiétantes sur de possibles débordements: on a fait le choix d'annuler le rassemblement", a déclaré vendredi Laurent Rigaud, président de la fédération des bouchers-charcutiers-traiteurs des Hauts-de-France, confirmant une information de Nord-Littoral. Laurent Rigaud a toutefois précisé qu'une conférence de presse samedi, à 11 heures, était maintenue "pour dire les choses".

Ce rassemblement, pour lequel les organisateurs espéraient la présence de 200 personnes, avait pour objectif de dénoncer des actes de vandalisme "d'activistes extrémistes" vegan qui se sont multipliés ces derniers mois dans les Hauts-de-France.

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"Des groupuscules de casseurs"

Dans un communiqué, Jean-Michel Taccoen, conseiller régional LR délégué à l'environnement, a dit ne pas vouloir répondre "à la violence par la violence". "Nous avons appris que des groupuscules de casseurs souhaitaient se joindre aux manifestants pacifiques".

Il s'agit ainsi d'un nouveau rebondissement dans l'organisation de ce festival et de la contre-manifestation. En effet, la maire de Calais Natacha Bouchart (LR) avait décidé d'annuler ce festival avant que tribunal administratif de Lille, saisi par l'association organisatrice et d'autres associations de défense des animaux, n'ordonne sa tenue.

Dans sa décision connue mardi, la justice administrative avait notamment souligné que "d'autres festivals vegan ont été organisés dans plusieurs villes de France sans qu'aucun incident n'ait été à déplorer".