A La Réunion, le Piton de la Fournaise entre en éruption
Le Piton de la Fournaise, le volcan de La Réunion, est entré en éruption pour la seconde fois de l'année jeudi en milieu de journée, a indiqué la préfecture. Une crise sismique a secoué le volcan tôt jeudi matin et "le trémor volcanique, synonyme d'arrivée du magma à proximité de la surface, est enregistré depuis 10h20 (10h20 à Paris)", précise-t-elle.
D'après les appareils de l'Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), la source de ce trémor est localisée sur le flanc est du volcan. En raison des mesures de confinement en vigueur pour éviter la propagation du Covid-19 dans l'île, les volcanologues n'ont pas pu confirmer visuellement "l'arrivée de la lave en surface". La confirmation de l'éruption a été effectuée par des gendarmes en vol de reconnaissance.
Située dans la caldeira du volcan, la zone éruptive est totalement inhabitée, et l'éruption ne présente donc pas de danger pour les personnes et les biens. Le dernier réveil du volcan remonte au 10 février. Situé dans le sud-est de La Réunion, le Piton de la Fournaise est l'un des plus actifs au monde. Il est entré en éruption à une vingtaine de reprises au cours des dix dernières années et s'est réveillé à cinq reprises en 2019.
Un bébé takin, une espèce menacée, est né au Parc animalier d'Auvergne
A Ardes-sur-Couze (Puy-de-Dôme) le 24 mars, Marissa une femelle d'une espèce menacée présente au Parc depuis 2015 a donné naissance à Timphou, un bébé takin. C'est la première naissance d'un bébé takin en France cette année, rapporte France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
"Les takins, un mâle et trois femelles, sont arrivés au Parc en 2015. On attendait donc cette naissance depuis cinq ans !", explique la chargée de communication du Parc. Ces bovidés caprins sont de la famille des chèvres mais de la taille d'une vache. Ils ressemblent aux gnous africains et vivent entre 2000 et 5000 mètres d'altitude dans les montagnes de l'ouest de la Chine ou de l'Himalaya. Ces espèces font partie d'un programme de reproduction du Parc qui souhaite les réintroduire dans leur milieu naturel une fois qu'elles n'y sont plus menacées.
Affaire Narumi : la justice chilienne donne son feu vert à l'extradition vers la France du suspect
La justice chilienne a donné jeudi son feu vert à l'extradition vers la France du jeune homme soupçonné d'être derrière la disparition d'une étudiante japonaise en 2016 à Besançon, dans l'est de la France, selon la décision de la Cour suprême du Chili. Narumi Kurosaki, 21 ans, vivait sur le campus universitaire de Besançon. Elle a été vue pour la dernière fois le 4 décembre 2016. Son corps n'a jamais été retrouvé. Nicolas Zepeda était son ancien petit ami.
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"Nous donnons suite à la demande d'extradition présentée par la République française concernant le citoyen chilien Nicolas Zepeda, afin qu'il soit jugé pour l'assassinat de Narumi Kurosaki", indique le texte rédigé par le juge Jorge Dahm. La défense a cinq jours pour faire appel. Si Nicolas Zepeda était effectivement extradé, "l'instruction serait rouverte" en France et "il serait mis en examen" à Besançon où lui-même et ses avocats auraient "la possibilité de faire des demandes d'actes", la date d'un éventuel procès ne pouvant donc "pas encore être précisée à cette heure", a-t-il précisé.
D'après les enquêteurs, Nicolas Zepeda s'était rendu début décembre 2016 à Besançon pour voir la jeune femme. Le soir du 4 décembre, veille de sa disparition, ils étaient rentrés ensemble dans le logement de Narumi. Cette nuit-là, a rapporté le procureur, plusieurs étudiants ont entendu "des hurlements de terreur, des cris", mais "personne n'a prévenu la police".
