Il aura fallu moins d'une semaine aux autorités pour le retrouver : mardi, les policiers ont interpellé l'auteur présumé du tag inscrit jeudi dernier sur le domicile de François de Rugy, à Orvault, près de Nantes. Sous le coup d'un mandat d'arrêt dans une autre affaire, il a été directement incarcéré, a ajouté une source proche du dossier, précisant que l'homme faisait partie de la mouvance d'ultragauche.

"On te fera payer"

Le tag avait été réalisé sur un mur du rez-de-chaussée de l'immeuble où François de Rugy, député de Loire-Atlantique, loue un appartement. "De Rugy escroc on te fera payer", indiquait le message en lettres capitales rouges. Le tag portait la signature "PCM", sigle du Parti communiste maoïste, accompagné d'une faucille et d'un marteau.

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"Les parasites comme de Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l'argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus!", avait revendiqué ce groupuscule, dans un communiqué adressé à la rédaction de Presse Océan. "François de Rugy s'est présenté lundi dans nos services pour déposer plainte pour ces faits", a précisé cette source. L'enquête est conduite par la Sûreté départementale.

Un logement à vocation sociale loué

Cette action fait référence au train de vie reproché à l'ancien président de l'Assemblée nationale ainsi qu'au fait qu'il aurait loué un logement à vocation sociale à Orvault, ce qu'il a démenti, assurant ne pas connaître le caractère spécifique de cet appartement.

François de Rugy a démissionné il y a une semaine de ses fonctions de ministre d'Etat à la Transition écologique à la suite des réactions suscitées par les révélations les jours précédents du site d'information Mediapart. L'enquête sur les travaux dans son logement de fonction de l'Hôtel de Roquelaure a dans l'ensemble validé les dépenses engagées, selon le rapport du secrétariat général du gouvernement.