Après la taxe rose, c'est au tour des jouets sexués d'être visés par les collectifs féministes. Pour lutter contre le stéréotype sexiste des poupées pour les filles et des épées pour les garçons, une dizaine de militantes des efFRONTé-e-s, des Femens, ou encore de la Barbe ont pénétré dans un Toys "r" us, ce samedi à Paris, avant d'être repoussées.
Finalement cantonnées sur le trottoir, elles ont distribué des tracts aux clients intitulés "Princesse un jour, boniche toujours".
"Une régression choquante"
"A l'approche de Noël, on souhaite sensibiliser les clients et les magasins sur l'impact des produits qu'ils achètent ou vendent", résume Léa des efFRONTé-e-s. Pour Roselyne Segalen, membre des Chiennes de garde, "les jouets sont le début du conditionnement".
Elle va même plus loin en expliquant que "les jouets 'genrés' (ndlr: destinés prioritairement aux filles ou aux garçons), [...], sont une régression choquante, cela donne un exemple désastreux et on limite les enfants à des stéréotypes".
Un avis partagé par une passante venu faire ses courses de Noël qui a enchéri cette manifestation d'un "je suis bien d'accord" en précisant avoir "pris un dragon pour ma fille!". Une action en écho à celle d'une jeune lectrice anglaise de 7 ans, qui après avoir apprécié un livre destiné "aux garçons" a fait retirer dans son pays cette mention par l'éditeur.
