>Origine : cette plante, de la famille du gingembre, est utilisée depuis des siècles en Asie. Du fait de ses propriétés antioxydantes, elle a longtemps servi de conservateur alimentaire naturel.

>Action : son rhizome - la tige souterraine - découpé en petits fragments, puis séché avant d'être réduit en poudre, favorise la sécrétion de la bile grâce aux curcuminoïdes qu'il contient. L'OMS reconnaît comme "cliniquement justifié" son usage dans les "digestions difficiles avec hyperacidité et flatulences", de même que la Commission E allemande. Des études portant sur le traitement du syndrome du colon irritable sont en cours.

>Posologie : prendre de 0,5 à 1 g de poudre, en infusion dans 150 ml d'eau pendant les repas. Les extraits se consomment en général à la dose de 200 à 400 mg par jour.

>Contre-indications et interactions : les patients souffrant d'obstruction des voies biliaires doivent éviter cette plante, et ceux atteints d'une maladie du foie, consulter leur médecin. A dose élevée, le curcuma est également déconseillé en cas d'ulcère de l'estomac ou du duodénum, car il risque d'augmenter l'irritation. Il peut interagir avec des fluidifiants du sang, en particulier la warfarine, et avec les plantes aux propriétés anticoagulantes (ail, gingembre, ginseng, éleuthérocoque...).

>En médicament : Hépaclem (associé avec d'autres plantes).

>Et aussi : le boldo, également actif sur la vésicule biliaire ; la mélisse, à l'action antispasmodique ; la menthe poivrée, contre les nausées, les ballonnements et les inflammations de l'intestin.