Ce dernier jour de février rime avec allègement des mesures sanitaires. Comme l'avait annoncé le ministère de la Santé au début du mois, plusieurs restrictions sont assouplies ce lundi 28 février face à "l'amélioration de la situation sanitaire", à condition d'être vacciné et d'avoir un passe vaccinal valide.

La décrue de la cinquième vague, portée par le variant Delta puis par son très contagieux successeur Omicron, se poursuit : 384 nouvelles admissions à l'hôpital ont été comptabilisées dimanche, contre 712 la veille et 1834 mardi. Du côté des services de réanimation, on a compté 59 admissions, contre 62 la veille et 206 mardi.

Le port du masque n'est plus obligatoire dans les lieux soumis au passe vaccinal

Il n'est désormais plus nécessaire de porter un masque pour aller au cinéma, au théâtre ou encore au restaurant. Soit tous les lieux dans lesquels un passe vaccinal est obligatoire pour entrer. Néanmoins, un décret publié samedi prévoit que si "les circonstances le justifient", le port du masque peut redevenir obligatoire sur décision du préfet du département.

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Certains lieux restent concernés par l'obligation de porter un masque : les transports en commun et de longue durée, les entreprises, les hôpitaux, les commerces et grandes surfaces. "Le passe vaccinal nous permet, dans un contexte où la pression épidémique se réduit fortement, et comme nous l'avons déjà fait avant cette vague, de supprimer l'obligation de port du masque dans les établissements recevant du public", avait indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 11 février.

Un test au lieu de trois pour les cas contacts

Les personnes cas contact d'un individu contaminé par le Covid-19 n'ont plus besoin de faire trois tests : un seul est désormais nécessaire lorsqu'elles sont vaccinées. Il doit être effectué à J+2 après avoir vu la personne infectée par le virus.

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Ainsi, les pharmacies ne distribuent gratuitement, à partir de ce lundi, plus qu'un seul test aux personnes cas contact, selon un arrêté paru samedi. En revanche, la durée de l'isolement ne change pas : les personnes positives ayant un schéma vaccinal complet et les enfants positifs de moins de 12 ans, quel que soit leur statut vaccinal, doivent s'isoler strictement pendant sept jours pleins après la date du début des symptômes ou de la date du test positif, avec la possibilité de faire un test antigénique ou PCR au cinquième jour. Si ce dernier est négatif, et en l'absence de symptômes depuis quarante-huit heures, il est possible de mettre fin à l'isolement au bout de cette période.

Rentrée allégée pour la zone A

Au vu de cette situation, le ministre de l'Education avait annoncé un allègement du protocole sanitaire à l'école. Si la zone B a déjà fait l'expérience de cette nouvelle formule, c'est au tour de la zone A de faire sa rentrée ce lundi sous le niveau 2 du protocole, qui était au niveau 3 avant les vacances.

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Cela signifie la fin du port du masque dans la cour de récréation des écoles élémentaires, ainsi qu'un allègement des règles de brassage des élèves, qui peuvent désormais être plus largement mélangés avec des enfants de leur niveau et non plus seulement de leur classe. Les règles sont aussi assouplies pour les tests : à partir de ce lundi, les élèves cas contact ne devront plus en faire trois mais seulement un au bout de deux jours (J2), comme le reste de la population. La semaine prochaine, la zone C fera sa rentrée à son tour avec ce nouveau protocole allégé.

Vers une nouvelle levée de mesures à la mi-mars ?

Faut-il s'attendre à un nouvel assouplissement dans deux semaines ? La levée des mesures sanitaires à la mi-mars, concernant le port du masque et le passe vaccinal, dépend de "deux critères indispensables" : le nombre d'hospitalisations et le taux d'incidence du Covid-19, selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. "Le choix de la mi-mars n'est pas un choix qui se fait au hasard, il repose sur le principe selon lequel plus aucun hôpital n'est obligé de déprogrammer des soins à cause du Covid, ce qui n'est pas encore le cas", avait expliqué le ministre en marge d'un déplacement à Nice, le 10 février.

La levée des mesures "sous-entend que l'activité a repris un rythme de routine - je l'ai estimé à entre 1000 et 2000 patients Covid en réanimation, il serait inutile et excessif que je vous donne un chiffre à l'unité près", avait précisé Olivier Véran.

D'autre part, "il faut que le virus circule le moins possible. Or, le taux d'incidence se divise quasiment par deux chaque semaine. Donc dans quatre semaines, s'il continue sur cette dynamique, on sera revenu à un taux extrêmement faible nous permettant de lever les dernières mesures sans prendre de risques de faire flamber l'épidémie", avait-il ajouté.