La violence de Donald Trump envers les migrants monte encore d'un cran. Alors que certains migrants de la caravane qui avance en ce moment en direction des Etats-Unis sont accusés d'avoir lancé des pierres sur les forces de l'ordre mexicaines, le président américain a indiqué que de telles attaques ne seraient pas tolérées dans son pays. Il a affirmé jeudi lors d'une déclaration consacrée à l'immigration que si cette situation se présentait, l'armée serait autorisée à répliquer par les armes.
"Considérez une pierre comme un fusil"
S'"ils veulent lancer des pierres sur notre armée, notre armée répliquera", a dit Trump depuis la Maison Blanche. "S'ils lancent des pierres comme ils l'ont fait envers la police et l'armée mexicaine, je dis, considérez cela comme un fusil", a-t-il déclaré.
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"Nos troupes sont des professionnels entraînés qui disposent toujours du droit fondamental de légitime défense", a affirmé un porte-parole du Pentagone à l'AFP, qui ne souhaite pas faire plus de commentaires sur des "situations hypothétiques". Il a également rappelé que l'armée était présente en "soutien" des gardes-frontières, qui sont chargés de faire appliquer la loi.
Plus tard vendredi, le président est finalement revenu sur ses propos polémiques. "Je n'ai pas dit tirer", a-t-il déclaré. Les soldats "n'auront pas à tirer. Ce que je ne veux pas, c'est que ces gens lancent des pierres." Les migrants qui le feraient seront "arrêtés pour une très longue période", a-t-il précisé.
Un thème chaud en période électorale
A quelques jours des élections de mi-mandat, Donald Trump multiplie les annonces susceptibles de mobiliser les électeurs, notamment sur le thème de l'immigration. Face à cette avancée au Mexique de plusieurs milliers de migrants, en majorité hondurien, qu'il qualifie "[d']invasion", le président américain a annoncé mercredi que jusqu'à 15 000 soldats pourraient être déployés à la frontière avec le Mexique.
D'ici à la fin du week-end, ils seront cependant bien moins à être positionnés dans les Etats américains frontaliers. Michael Kucharek, un porte-parole du Commandement nord de l'armée américaine, a fait état ce vendredi d'un chiffre de 7 000 militaires.
Le président américain a par ailleurs déclaré que les Etats-Unis n'accepteraient plus de demandes d'asile de la part d'une personne n'étant pas passée par un poste de frontière officiel. "Nous les retiendrons, nous allons construire des villes de tentes, nous allons dresser des tentes partout là-bas", ajoute-t-il.