Près de 150 000 adhérents Les Républicains (LR) pourront choisir leur candidat à la présidentielle 2022, le parti ayant presque doublé le nombre d'adhésions depuis fin septembre, selon des chiffres communiqués mercredi. Ces dernières semaines, les cinq candidats - Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse - ont fortement incité leurs sympathisants à adhérer pour pouvoir peser sur le vote. A l'extrême droite, on observe de près le Congrès LR, comme Robert Ménard.
Robert Ménard : "Je signe sans hésiter les interviews de Valérie Pécresse et Xavier Bertand"
Sur BFMTV et RMC, ce jeudi matin, le maire de Béziers a vanté les mérites de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, deux anciens ministres de Nicolas Sarkozy. "Aujourd'hui, honnêtement, je signe sans hésiter leurs interviews. Je suis d'accord avec tout ce qu'ils disent, quasiment tout", a affirmé ce défenseur de l'union des droites.
Une limite, toutefois, sur l'immigration, sujet omniprésent dans les débats entre les prétendants LR à l'investiture présidentielle. "Sur l'immigration, le problème c'est 'est-ce qu'ils le feront' ? Ils ont tous les deux été ministres", s'est interrogé Robert Ménard. Et de poursuivre : "S'ils faisaient ce qu'ils disent qu'ils vont faire, mais bravo, bravo".
Robert Ménard, qui trouve "de vraies sincérités" en Philippe Juvin, dit aussi "partager 99% des idées" d'Eric Ciotti. Il a en revanche émis des réserves sur Michel Barnier, qu'il trouve "un peu hors course, de temps en temps", "comme s'il n'était pas tout à fait présent". "Aucun candidat ne se détache" dans ce Congrès, a-t-il par ailleurs estimé.
Favorable à la vaccination obligatoire, Robert Ménard a par ailleurs précisé qu'il n'est "pas forcément contre le confinement des non-vaccinés" désormais en vigueur en Autriche. "Il faut que les gens se vaccinent. Si on n'est pas vacciné, on ne s'en sortira pas", a-t-il martelé.
Gabriel Attal : "Il y a tout lieu de penser que les restaurants resteront ouverts à Noël"
Difficile d'imaginer quelle sera la situation épidémique lors des vacances de Noël, alors que les contaminations augmentent en France. Pour autant, Gabriel Attal se veut rassurant : les restrictions ne sont pas à l'ordre du jour. "Grâce au passe sanitaire, il y a tout lieu de penser que les restaurants resteront ouverts cet hiver", a avancé le porte-parole du gouvernement sur LCI ce jeudi matin.
"L'an dernier, a-t-il poursuivi, on a fait confiance à la responsabilité des Français. On a dit qu'ils étaient parfaitement lucides sur ce virus, qu'ils savaient prendre les bonnes mesures, et on a constaté qu'on a eu raison de leur faire confiance". Gabriel Attal et le gouvernement "abordent ces fêtes de la même manière cette année d'autant plus que nous avons le vaccin qui protège".
Avec l'intensification de la campagne de rappel vaccinal, Gabriel Attal a indiqué que des centres de vaccination, qui avaient fermé à la fin de l'été après six mois d'une campagne vaccinale de masse, vont "reprendre une activité". "Avec l'augmentation des injections liées au rappel de vaccination, aujourd'hui pour les plus de 65 ans et demain pour les plus de 50 ans, ça peut amener des centres de vaccination qui avaient fermé - ou alors qui avaient réduit la voilure - à reprendre une activité", a-t-il annoncé, interrogé sur une possible réouverture de "vaccinodromes" dans les prochaines semaines. Les centres de vaccination "ont montré toute leur efficacité, ils sont identifiés", et "les Français les connaissent, ils savent où aller", a-t-il rappelé. Mais "il y a d'autres moyens d'accéder à la vaccination et au rappel", "chez son médecin, en pharmacie", a également précisé le porte-parole du gouvernement.
Valérie Pécresse sur l'entrée de "iel" dans le dictionnaire : "C'est une offense à la langue française"
L'entrée du pronom non genré "iel" et de ses déclinaisons dans le dictionnaire Le Robert suscite la polémique. Certains, comme le député LREM François Jolivet, y voient "l'empreinte du wokisme". Dans L'Express, Raphaël Haddad, fondateur de l'agence de communication Mots-Clés et auteur d'un manuel d'écriture inclusive, reste pour sa part persuadé qu'une langue peut contribuer à favoriser l'égalité entre les hommes et les femmes. Sur RTL, ce jeudi matin, Valérie Pécresse a estimé que l'entrée de "iel" dans Le Robert est "une offense à la langue française". "Je ne suis pas pour déconstruire la langue. Dans la langue française, le neutre, c'est le masculin", a affirmé la candidate au Congrès LR.
"Moi je dis : 'sauvons la langue française' mais surtout garantissons son apprentissage, c'est pour ça que dans mon projet une grande cause nationale sera la lutte contre le décrochage scolaire", a poursuivi la présidente de la région Ile-de-France, précisant qu'elle a "fait interdire" l'écriture inclusive à son arrivée à la tête de la région. "Cette écriture pseudo-inclusive, comme personne ne la parle et ne la maîtrise, elle exclut, elle exclut notamment ceux qui ont du mal à maîtriser la langue."
Eric Coquerel : "Jean-Luc Mélenchon est plutôt bien placé"
"Planification écologique", "protectionnisme solidaire", "VIe République" : le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, "L'Avenir en commun", sort ce jeudi légèrement remanié par rapport à 2017, signe de la confiance inaltérable, et parfois décriée, du candidat LFI en ses idées. Sur Franceinfo, ce jeudi matin, Eric Coquerel a lui aussi affiché sa confiance sur les chances du candidat Insoumis à la présidentielle. "Je sens la dynamique, je la vois notamment dans les circonscriptions populaires où nous avons pas mal d'élus", a relevé le député de Seine-Saint-Denis.
"J'ai bon espoir, j'y crois encore, plus que jamais", a lancé Eric Coquerel, alors que Jean-Luc Mélenchon est actuellement donné en tête des candidats de la gauche dans les sondages, tout en ne dépassant pas les 10%. "Il y a une marge de progression, c'est sûr, mais nous sommes installés. Nous sommes plutôt bien placés par rapport à il y a cinq ans", a-t-il estimé.
