Pour la première fois depuis le 11 septembre dernier, la France est repassée au-dessus des 10 000 nouveaux cas quotidiens de Covid-19. Et le taux d'incidence a dépassé lundi les 100 cas pour 100 000 habitants dans l'Hexagone. C'est là aussi une première depuis la mi-septembre. Cette cinquième vague pousse certains pays, comme l'Autriche et les Pays-Bas, à prendre une série de nouvelles mesures sanitaires restrictives. La France imitera-t-elle ses voisins européens ? Selon Gabriel Attal, un tel tournant n'est pas d'actualité.

Gabriel Attal : "On a des raisons d'être confiants sur la situation sanitaire"

Alors que les indicateurs épidémiques remontent en France, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a rappelé ce mardi sur France Inter que l'heure est à "la vigilance absolue" et à "l'état d'alerte". Mais pas (encore ?) aux mesures très restrictives, comme à l'hiver dernier. "Ce que m'ont appris 18 mois de crise sanitaire et de porte-parolat du gouvernement, c'est qu'il ne faut jamais rien exclure", a déclaré Gabriel Attal, avant de poursuivre : "je vous le redis très clairement : il n'y a absolument aucun confinement qui est prévu aujourd'hui, ni de près ni de loin".

"On a réussi à tenir cet été, on peut traverser l'hiver grâce notamment à deux choses : la couverture vaccinale qui très élevée, plus élevée que chez nos voisins, et parce qu'on a le passe sanitaire que l'on a mis en place très tôt", a relevé Gabriel Attal, pour qui "on a des raisons d'être confiants".

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Emmanuel Macron a annoncé le 9 novembre que le maintien du passe sanitaire pour les plus de 65 ans serait conditionné, à partir du 15 décembre, par l'injection d'une dose de rappel, dont pourront bénéficier les plus de 50 ans à partir de début décembre. Sur France Inter, Gabriel Attal n'a pas exclu que les plus de 50 ans doivent eux aussi à l'avenir recevoir cette dose de rappel s'ils veulent pouvoir conserver la validité du passe sanitaire, dans un souci "de logique".

Clément Beaune : "La crise migratoire est montée de toutes pièces par Loukachenko"

L'UE et les Etats-Unis ont annoncé lundi préparer de nouvelles sanctions contre le régime biélorusse, peu convaincus par les assurances de Minsk de faire rentrer "chez eux" les migrants campant à la frontière polonaise après avoir, selon les Occidentaux, orchestré leur afflux. Sur France 2, ce mardi, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a accusé le président Alexandre Loukachenko "d'organiser un trafic d'être humains à nos frontières pour faire pression". "C'est une crise montée de toutes pièces par Loukachenko", a-t-il dénoncé dans l'émission Les 4 Vérités.

La Pologne va commencer en décembre la construction d'un mur le long de la frontière avec la Biélorussie, et la finira au premier semestre 2022, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur polonais. Une mesure critiquée par Clément Beaune. "Je ne suis pas favorable à une Europe qui hérisse des barbelés et qui construit des murs", a-t-il affirmé. Le secrétaire d'Etat a plaidé pour le déploiement de la police européenne aux frontières, Frontex.

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"Il y a deux pièges sur lesquels il ne faut pas tomber : celui de la naïveté et de la désunion, et celui qui serait de renoncer à nos valeurs", a-t-il souligné. Clément Beaune est optimiste sur la suite : l'Europe, qui "a été rapide, unie et ferme sur cette crise", "va réussir à la surmonter".

Jordan Bardella : "La Pologne subit une invasion"

Sur RTL, ce mardi, Jordan Bardella a lui estimé qu'il fallait "accompagner" la Pologne dans sa construction "d'un mur qui protège". "Il faut protéger la frontière" de l'UE, a-t-il martelé. Selon le président du Rassemblement national (RN), "ce que subit la Pologne s'appelle une invasion".

"La première des sanctions à prendre contre la Biélorussie est de laisser la frontière fermée et d'organiser avec les Nations unies le raccompagnement des migrants dans leurs pays de départ", a martelé Jordan Bardella. Pour le député européen, "l'urgence humanitaire est de mettre fin à aux trafics d'êtres humains qui sont organisés par des puissances étrangères".

Renaud Muselier : "Nous pouvons revenir dans le match grâce à la division de l'extrême droite"

A l'approche du congrès qui désignera leur candidat à la présidentielle, du 1er au 4 décembre, Les Républicains observent le duel à distance, à l'extrême droite, entre Marine Le Pen et Eric Zemmour. Certains ténors du parti, comme Renaud Muselier, voient même ce duel comme "une chance". "Nous avons une chance assez unique : l'extrême droite est aujourd'hui divisée donc cela baisse le niveau du ticket d'entrée" pour la qualification au second tour de la présidentielle, a déclaré ce matin sur Franceinfo le président LR de PACA. "Nous avons maintenant la possibilité de revenir dans le match grâce à la division de l'extrême droite", veut-il croire.

Si Eric Ciotti, l'un des cinq candidats au Congrès LR, devait l'emporter, Renaud Muselier "quitterait" sa formation politique, a-t-il de nouveau indiqué. "Je ne pense pas qu'Eric Ciotti puisse gagner", a toutefois précisé l'élu LR, en conflit larvé avec ce dernier. "LR se recroqueville sur soi", a par ailleurs déploré Renaud Muselier, estimant que "pour gagner la présidentielle, il ne faut pas se radicaliser."