Le mea culpa n'est pas pour aujourd'hui. Invitée de l'émission Et si c'était vous ?, diffusée sur lemonde.fr, Ségolène Royal est revenue sur le tollé qu'avaient provoqué ses propos au moment d'assister, début décembre, aux funérailles du dirigeant cubain Fidel Castro.

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La ministre de l'Ecologie avait notamment relativisé les accusations de violations des Droits de l'Homme à Cuba et loué la "liberté religieuse" et la "liberté de conscience" autorisées par le régime de La Havane, s'attirant les foudres de la classe politique et de la presse en France.

Pourtant, le déferlement de critiques qui s'était abattu sur elle serait le fruit du "sexisme" et de la "misogynie" dont elle est régulièrement la cible, affirme désormais la ministre.

"Tout de suite l'agression a été sexiste"

"Regardez ce que j'ai subi comme attaques pour les choses élémentaires que j'ai dites sur Cuba. Tout de suite l'agression a été sexiste", se rappelle la ministre dans l'émission Et si c'était vous ?. Ségolène Royal ajoute: "Ont resurgi le fait que je faisais des bourdes, même avec des mots qui ont été utilisés. Dans l'agression idéologique de la droite sur la façon dont je disais des choses vraies sur Cuba, il y avait cette résurgence de la contestation de l'évaluation historique qu'une femme a droit ou pas le droit de faire même avec mon background et mon expérience politique.

"On n'est pas encore sorti de cette misogynie et de ce sexisme", précise celle qui ajoute que ses propos "peuvent être contestés", mais "le sont de façon parfaitement sexiste".

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A son retour de Cuba, la numéro 3 du gouvernement s'était déjà expliquée devant l'Assemblée nationale et avait déploré la violence d'attaques qui l'avaient "surprise" et qui avaient "blessé les Cubains". "Vous n'allez pas dire que 4 millions de personnes se rendent dans une dictature, ce n'est pas vrai, monsieur le député", avait-elle lâché.