Emmanuel Macron conserve "toute sa confiance" en Richard Ferrand, a indiqué jeudi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur Europe 1.
C'est "un homme loyal, droit, qui a un parcours politique exemplaire", et "je crois que (ses jours dans ses fonctions) sont encore très longs", a-t-elle ajouté, en soulignant la nécessité de respecter le principe de la "présomption d'innocence". Sa mise en examen va lui permettre d'accéder au dossier et "se défendre, batailler".
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Le président de l'Assemblée nationale, fidèle de la première heure d'Emmanuel Macron, a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi, à Lille pour "prise illégale d'intérêts" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne.
Malgré cette décision de justice, le président lui a donc témoigné son soutien, le confortant dans sa décision de ne pas quitter son poste. Richard Ferrand a, en effet, déclaré être déterminé à poursuivre [sa] mission" à la tête de l'Assemblée. À l'issue d'un interrogatoire de première comparution qui a duré 15 heures, au tribunal de grande instance de Lille, le quatrième personnage de l'État a affirmé rester "serein sur l'issue de la procédure".
Il fait référence à celle classée sans suite en octobre 2017 dans la même affaire, le parquet de Brest l'ayant mis hors de cause après une plainte de l'association anticorruption Anticor. Cette dernière faisait suite à un article du Canard Enchaîné paru en 2017 et qui révélait, entre autres, que les Mutuelles de Bretagne, alors dirigées par Richard Ferrand, avaient loué des locaux commerciaux appartenant à sa compagne Sandrine Doucen. L'affaire avait coûté, à l'homme politique, sa place de ministre de la Cohésion des territoires dans le gouvernement d'Edouard Philippe, seulement un mois après avoir été nommé.