L'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin va faire prochainement son entrée au Conseil constitutionnel. Ce mardi, l'entourage du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a fait savoir son choix pour succéder dans ces fonctions à Jacques Barrot. "Je voyais bien que son talent n'était pas assez utilisé", s'est justifié Claude Bartolone auprès du Monde.

L'ancien locataire de Matignon occupera ces fonctions pendant cinq ans, jusqu'à la fin du mandat de neuf ans de Jacques Barrot, mort le 3 décembre dernier. Ce dernier avait été nommé par le prédécesseur de Claude Bartolone, Bernard Accoyer. Ses obsèques ont eu lieu ce mardi, en présence de nombreuses personnalités politiques, dont Lionel Jospin.

Cette annonce a aussitôt suscité des réactions à l'Assemblée nationale. "Sa droiture est reconnue", souligne le centriste Philippe Vigier, d'après une journaliste du Monde qui a également recueilli le commentaire du patron des députés UMP Christian Jacob: "Ce n'est pas le plus illégitime". A gauche, en revanche, on applaudit.


Agé de 77 ans, Lionel Jospin a dirigé pendant cinq années Matignon (1997-2002) avant d'être éliminé au premier tour de la présidentielle. Ancien député, ancien Premier secrétaire du PS, ancien ministre, cet énarque frotté d'Histoire (il vient de publier Le Mal napoléonien) s'était vu confier dès juillet 2012 par le président François Hollande, fraîchement élu, la direction d'une commission sur la rénovation de la vie publique.