Les conclusions devaient être connues mardi, mais des médias dont Franceinfo ont obtenu l'information avant l'heure. Les dîners organisés par l'ancien ministre de la Transition écologique François de Rugy quand il était président de l'Assemblée nationale, par lesquels l'affaire qui a entraîné son départ du gouvernement a été lancée, étaient tous "professionnels", selon une personne proche de l'enquête parlementaire.

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"Que des dîners professionnels, c'est ça la tournure, c'est avéré", a confié cette source, alors que le rapport, "en cours d'écriture", doit être rendu public mardi.. À la suite des révélations de Mediapart sur les dîners agrémentés de homard et de grands crus, le président de l'Assemblée Richard Ferrand avait missionné le secrétaire général de l'Assemblée et de la présidence "pour examiner et vérifier cette situation". Épaulé par la déontologue de l'institution, celui-ci a procédé à des auditions, dont celle de François de Rugy, et des vérifications de factures et listes d'invités, d'après une source parlementaire. Les listes en question ne devraient cependant pas être détaillées dans le rapport

Pas de sèche-cheveux plaqué or

Mediapart avait recensé une dizaine de ces dîners, organisés entre 2017 et 2018, qui rassemblaient des invités appartenant, apparemment, au cercle relationnel et amical de son épouse Séverine de Rugy. François de Rugy avait farouchement nié avoir commis une faute, mettant en avant "un travail de représentation" requis par ses fonctions. Il s'était aussi engagé, le cas échéant, à "rembourser chaque euro contesté".

"Pour moi, ce n'est pas privé parce qu'en fait, c'est du relationnel", avait pour sa part déclaré au média en ligne Séverine de Rugy : "Certes, ça appartient à un cercle amical mais on n'est pas là pour se taper la cloche".

Une source proche de l'enquête citée par Franceinfo ajoute que le sèche-cheveux doré à la feuille d'or, qu'auraient acheté les époux Rugy pour 499 euros, "n'existe pas". Un modèle haut de gamme de la même marque a cependant bien été acheté, puis laissé dans l'appartement de fonction qu'occupait le ministre Celui-ci avait qualifié de "mensonge" l'information faisant état de l'achat du sèche-cheveux doré.

Il n'y aurait donc "rien à reprocher" à François de Rugy sur ce volet-là, selon Franceinfo, qui ajoute que Richard Ferrand devrait cependant réfléchir à de nouvelles règles pour renforcer la transparence sur l'usage de l'argent public.