Philippe Poutou a perdu son emploi. L'ancien candidat du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) aux élections présidentielles de 2012 et 2017 n'est désormais plus ouvrier au sein de l'ex-usine Ford de Blanquefort en Gironde. Cette dernière a officiellement fermé ses portes le 1er octobre dernier, entraînant le licenciement de 849 personnes.

"Je viens de recevoir aujourd'hui l'autorisation administrative de mon licenciement", a-t-il indiqué sur Twitter vendredi, ironisant sur la candidature d'Édouard Philippe à l'élection municipale du Havre.

Candidat à Bordeaux

C'est dans le cadre de son engagement à la CGT qu'intervient l'autorisation administrative de licenciement de Philippe Poutou. Cette dernière nécessite une autorisation de l'inspection du travail.

"Contrairement au 1er ministre Édouard Philippe, si je suis élu maire de Bordeaux, je ne resterai pas ouvrier à l'usine Ford de Blanquefort", écrit-il. Philippe Poutou se présente en effet à Bordeaux sur une liste associant le NPA à un collectif soutenu par La France insoumise. Candidat dans la même ville en 2014, il avait recueilli 2,51% des voix au premier tour.