Sous le feu des critiques après la publication d'une enquête de Mediapart mercredi faisant état de dîners privés fastueux organisés à l'Assemblée alors qu'il en était président, voilà François de Rugy embarrassé par une autre affaire.
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Le site d'investigation pointe également du doigt sa directrice de cabinet au ministère de la Transition écologique, Nicole Klein, dans un nouvel article paru mercredi soir.
La préfète occupe depuis 2001 un logement HLM à Paris, dans le quartier de la porte de Vanves, dans le 14e arrondissement de Paris, et l'a conservé de 2006 à 2018 alors qu'elle n'habitait plus la capitale, souligne le média d'investigation. Pendant toutes ces années, elle avait multiplié les postes en préfectures départementales et régionales. De mars 2017 à novembre 2018, la sexagénaire officiait en tant que préfète de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, avant de rejoindre le cabinet de François de Rugy à la fin de l'année dernière.
Un départ "à la demande du ministre"
Interrogée au sujet de son appartement par Mediapart, Nicole Klein a affirmé que cette situation était "légale". Tout en indiquant qu'elle comptait trouver un nouveau logement. Elle explique que si elle ne l'a pas fait avant, c'est par "manque de temps" : "Vous devez connaître mon agenda, je n'ai pas beaucoup de temps."
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"Je ne considère en aucun cas que mon logement aurait été un 'logement social vacant' mais plutôt un havre toujours occupé, au milieu de douze mutations souvent très rapides et toujours au service de l'intérêt général", s'est justifiée Nicole Klein. Selon Le Point et Ouest-France, l'ancienne préfète des Pays de la Loire a annoncé son départ mercredi soir "à la demande du ministre".
