Dans ce nouvel épisode de La Loupe, Xavier Yvon analyse la longévité d'une cheffe de gouvernement à la personnalité atypique, avec Marion Van Renterghem, journaliste et auteure de C'était Merkel aux éditions Les Arènes.

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L'équipe : Xavier Yvon (écriture et présentation), Margaux Lannuzel (écriture), Lison Verriez (montage), Louis Coutel (réalisation), Mathias Penguilly (alternant).

Crédits : Arte, France 2, France Info, INA, Phoenix, RTS

Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent

Logo : Justine Figueiredo

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Xavier Yvon : La scène se passe début juillet à Windsor. Dans le cadre de sa tournée d'adieux aux chefs d'Etat et de gouvernement, Angela Merkel s'arrête saluer la reine d'Angleterre. Elizabeth II l'attend dans une salle de réception du château, en robe verte à fleurs, affichant un sourire tout en contrôle. La chancelière rentre, visiblement peu à l'aise. Elle porte une veste violette, hoche la tête une fois, deux fois, trois fois (alors que le protocole très strict n'en prévoit qu'une), elle pose maladroitement pour les photographes...

Cette scène dit beaucoup, si ce n'est tout, de celle qui s'apprête à quitter le pouvoir après seize années : Angela Merkel n'a jamais brillé par son charisme. Elle n'est pas reine d'Allemagne, elle ne maîtrise pas franchement les usages... Mais comme Elizabeth II, elle fait figure d'icône mondiale, quand on pense à son pays. Comme Elizabeth II, on vend des meubles et des tee-shirts à son effigie. Comme Elizabeth II, ses discours, parfois ennuyeux, servent de repères à la population, qui appréhende son départ. On décrypte la longévité de la Chancelière, héritée d'une époque où l'Allemagne, telle qu'on la connaît, n'existait pas.

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