MALI
Polémique sur la libération de quatre otages
Enfin libres ! La française Sophie Pétronin, 75 ans, aux mains d'un groupe djihadiste pendant quatre ans, a été relâchée le 8 octobre, avec trois autres otages, dont le chef de l'opposition malienne, Soumaïla Cissé, kidnappé en mars dernier lors de la campagne pour les législatives. Libres, mais à quel prix ?, s'interroge Le Pays, qui rappelle que des prisonniers "terroristes" ont été, en échange, relaxés. Le journal burkinabé redoute une transaction contre-productive, qui pourrait favoriser le développement d'une "véritable industrie du rapt d'otages" dans la région.
ÉTATS-UNIS
Un débat presque normal
Une semaine après le duel cacophonique Trump-Biden, leurs colistiers, Mike Pence et Kamala Harris, se sont montrés plus courtois ce 7 octobre dans leur face-à-face télévisé. Ce qui ne les a pas empêchés de s'écharper sur la question de la gestion du Covid-19, qui a tué 215 000 Américains et contaminé le président. La méthode Trump-Pence ? "Interrompre, distraire, changer de sujet", analyse le New York Times. Pas question pour Trump d'accepter un débat virtuel - de peur que le modérateur ne coupe les micros quand il le souhaite - avec Biden le 15 octobre. Faute d'accord sur le format, ce rendez-vous a été annulé.
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HAUT-KARABAKH
Cessez-le-feu avorté
La trêve annoncée le 10 octobre à Moscou, après douze heures de négociation entre ministres des Affaires étrangères arménien et azéri, n'a pas duré. Les combats, qui avaient démarré le 27 septembre, ont repris le même jour dans le Haut-Karabakh, où un conflit territorial ancien oppose Bakou et Erevan. Pour le Moscow Times, la Russie, médiatrice sur ce dossier, doit intensifier la pression sur la Turquie, qui a dépêché des milices djihadistes aux côtés de l'armée azérie. Le site d'information suggère d'utiliser le levier économique face à Ankara, qui "exporte plus de 4 milliards de dollars de biens par an vers la Russie".
ALLEMAGNE
Le rebond épidémique inquiète
Du jamais-vu dans la capitale depuis 1949. Berlin a été placée sous couvre-feu le 10 octobre. Bars et restaurants ferment de 23 heures à 6 heures, comme à Francfort, où la vente d'alcool est aussi interdite la nuit. Plusieurs villes du pays - qui compte plus de 4 000 cas quotidiens ces derniers jours - ont pris des mesures face à l'augmentation des infections au Covid-19. L'Allemagne déplore 10 000 morts du virus, contre 32 000 en France, mais craint de subir le même sort que son voisin. "Il est urgent d'agir", alerte le président de la région Bavière, Markus Söder, dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il n'exclut pas un nouveau confinement.
KIRGHIZISTAN
Un ex-détenu chef du gouvernement
Le politicien nationaliste Sadyr Japarov, qui purgeait une longue peine de prison pour corruption, est désormais Premier ministre. Ses partisans l'ont libéré le 7 octobre lors de la prise de plusieurs bâtiments gouvernementaux, dans le sillage des manifestations contre des législatives contestées. Mais la légitimité de ce nouveau chef divise, ouvrant un troisième front dans le pré carré de Poutine - après les violences postélectorales en Biélorussie et la guerre entre Arménie et Azerbaïdjan. Des crises qui "bouleversent les plans du Kremlin pour renforcer ses liens économiques et de défense avec les ex-républiques soviétiques", commente le Wall Street Journal.
CORÉE DU NORD
L'étonnant mea culpa de Kim
La postérité retiendra certainement du 75e anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs ce défilé militaire hors norme, couronné par la parade d'un missile intercontinental géant, sous le regard admiratif de Kim Jong-un. Mais une autre scène a aussi surpris : le leader en pleurs à l'évocation des conditions de vie de ses citoyens. "Je n'ai pas été à la hauteur", a-t-il concédé. Un moment rare de contrition, qui montrerait que face aux crises - sanctions internationales, typhons, menace du Covid - le leader est "sous pression", note le Korea Times. Craignant que son peuple soit "influencé par ces difficultés", Kim tente de se montrer "compatissant", analyse le quotidien sud-coréen.
VENEZUELA
Maduro s'offre les pleins pouvoirs
Le régime franchit une étape supplémentaire dans l'autoritarisme avec la promulgation le 8 octobre d'une loi antiblocus censée permettre à l'Etat de contourner les sanctions américaines sur son économie, notamment par la signature d'accords pétroliers. Le texte autorise l'exécutif à passer outre les lois. "Plus de pouvoirs pour ceux qui ont déjà des superpouvoirs", commente El Mundo, qui compare Maduro à Louis XIV et son fameux "L'Etat, c'est moi". Ce texte est critiqué jusque dans les milieux chavistes, qui "craignent une violation de la Constitution bolivarienne", d'après le quotidien espagnol.
