Ils ne vont pas rester longtemps, mais ils tiennent à se faire remarquer. Les députés britanniques du Brexit Party de Nigel Farage ont osé un coup d'éclat ce mardi lors de la session de rentrée du Parlement européen à Strasbourg. Invités à se lever durant l'hymne européen, ils ont ostensiblement tourné le dos à l'assistance. Des parlementaires d'extrême droite d'origines diverses ont eux préféré rester assis, relève le HuffPost.

Puisque le Brexit n'a toujours pas eu lieu, il y a à nouveau 73 députés britanniques à Strasbourg. Une fois la séparation actée, 27 de ces sièges devraient être redistribués à d'autres pays, tandis que les 46 autres sont mis de côté pour d'éventuels nouveaux élargissements de l'UE. Ce mardi, les actes des élus du Brexit Party, qui préféreraient certainement ne pas avoir à être là, ont agacé le président sortant du Parlement, Antonio Tajani, qui a lancé que "se lever, c'est une question de respect".

Les Catalans manifestent

"Nous ne devrions pas être là, mais en fait je ne suis pas particulièrement en colère contre l'UE ou contre Michel Barnier", le négociateur en chef européen du Brexit, "ils ont fait leur travail", a dit Nigel Farage. "C'est la classe politique britannique qui a laissé tomber son peuple", a-t-il ajouté, avant de rejoindre son siège dans l'hémicycle. La nouvelle date butoir est fixée au 31 octobre. Des parlementaires anti-Brexit portaient eux des t-shirts jaunes sur lesquels était écrit "stop Brexit".

Des Catalans manifestent devant le Parlement européen, le 2 juillet 2019 à Strasbourg

Des Catalans manifestent devant le Parlement européen, le 2 juillet 2019 à Strasbourg.

© / afp.com/FREDERICK FLORIN

La rentrée parlementaire a également été marquée par la présence de quelque 10 000 manifestants qui protestaient contre l'interdiction de siéger visant trois élus indépendantistes catalans. Il s'agit de Carles Puigdemont, l'ex-chef du gouvernement régional catalan qui vit en Belgique pour échapper à un mandat d'arrêt espagnol, après la tentative de sécession de 2017, et de son colistier Toni Comin, dans la même situation. L'indépendantiste Oriol Junqueras, en détention provisoire, n'était pas non plus à Strasbourg. Ils ont été empêchés de siéger par les autorités espagnoles parce qu'ils n'ont pas pu prêter serment à Madrid.