Au 25eme jour de conflit, la Turquie croit apercevoir une lueur d'espoir quant à une fin prochaine de la guerre, alors que la Grande-Bretagne exhorte la Chine à dénoncer l'invasion russe.
- La Turquie estime que la Russie et l'Ukraine pourraient trouver un accord
La Turquie a assuré que la Russie et l'Ukraine avaient fait des progrès dans leurs négociations pour mettre fin à la guerre et même que les deux parties étaient proches d'un accord. "Bien sûr, ce n'est pas une chose facile que de parvenir à s'entendre pendant que la guerre continue, que des civils sont tués, mais nous voudrions dire que la dynamique progresse", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères.
Par ailleurs, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a répété être "prêt à des négociations" avec Vladimir Poutine, affirmant à la chaîne américaine CNN que "sans négociations, on n'arrêtera pas la guerre".
- La journaliste russe de télévision hostile à la guerre appelle ses concitoyens à la mobilisation
La journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue une égérie antiguerre après son irruption pendant un journal télévisé pro-Kremlin, a appelé dimanche la population de son pays à dénoncer l'offensive de l'armée russe en Ukraine. "Les temps sont très sombres et très difficiles, et chaque personne qui a une opinion civique, et qui veut faire connaître cette opinion, doit faire entendre sa voix. C'est très important", a-t-elle affirmé dans un entretien à la chaîne de télévision américaine ABC.
Concernant son action, elle a expliqué avoir voulu faire un acte qui ait "plus d'impact et qui attire plus d'attention" que les manifestations dans la rue. Elle a également tenu à préciser que le peuple russe était contre cette guerre et qu'il ne fallait pas le confondre avec la personne de Poutine.
- Une école bombardée à Marioupol et une explosion devant un immeuble à Kiev
De nouveau, des civils ukrainiens ont été pris pour cible ce dimanche par l'armée russe. D'abord, ce matin, à Marioupol, une école d'art servant de refuge à plusieurs centaines de personnes a été bombardée. Les autorités locales ont déclaré que des femmes, enfants et personnes âgées étaient coincés sous les décombres.
Un peu plus tard dans la journée, un obus a explosé devant un immeuble, au nord-ouest de Kiev, blessant au moins cinq personnes. Le bâtiment de dix étages est très endommagé, toutes les fenêtres ayant été soufflées.
- Dix millions de personnes ont fui leurs foyers en Ukraine
Depuis le début de la guerre, dix millions de personnes, soit plus d'un quart de la population en Ukraine, ont fui leurs foyers, a déclaré ce dimanche le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. "Parmi les responsabilités de ceux qui font la guerre, partout dans le monde, il y a les souffrances infligées aux civils qui sont forcés de fuir leurs maisons", a-t-il ajouté.
L'agence des Nations unies pour les réfugiés a précisé ce dimanche que 3 389 044 Ukrainiens avaient quitté le pays depuis le début de l'invasion russe, le 24 février. Environ 90% des personnes qui ont fui sont des femmes et des enfants, les hommes âgés de 18 à 60 ans devant rester dans le pays en raison de la loi martiale.
- Boris Johnson demande à la Chine de condamner l'invasion russe en Ukraine
Après Kiev hier, c'est la Grande-Bretagne qui a aujourd'hui exhorté la Chine à prendre position en condamnant la guerre menée par la Russie en Ukraine. "À mesure que le temps passe et que le nombre d'atrocités russes augmente, je pense qu'il devient de plus en plus difficile et politiquement gênant pour les gens, activement ou passivement, de tolérer l'invasion de Poutine", a déclaré le Premier ministre, Boris Johnson, dans un entretien accordé au Sunday Times.
De son côté, la Chine a nié envoyer une assistance militaire à Moscou pour soutenir son offensive en Ukraine. "Il y a de la désinformation selon laquelle la Chine procure une assistance militaire à la Russie. Nous la rejetons", a déclaré l'ambassadeur de Chine aux États-Unis.
