"Pas de victime française identifiée à ce stade", a insisté ce mardi le ministère des Affaires étrangères auprès de Franceinfo. Il confirme ainsi le rétropédalage du gouvernement sri-lankais, qui est revenu ce mardi sur son annonce, la veille, d'un Français tué dans les attentats suicides du dimanche de Pâques, qui ont fait plus de 320 morts et 500 blessés.
LIRE AUSSI >> Sri Lanka : trois enfants de l'homme le plus riche du Danemark parmi les victimes
"Le ressortissant français qui était marqué comme tué dans le communiqué de presse du ministère du 22 avril est un cas d'erreur" de nationalité, a déclaré le ministère des Affaires étrangères sri-lankais dans un communiqué. La nationalité étrangère la plus touchée dans ces attaques est l'Inde, avec 10 morts.
L'EI revendique les attentats
Le groupe État islamique (EI) a par ailleurs revendiqué ce mardi les attentats. Les autorités ont, elles, attribué le bain de sang au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama'ath (NTJ), qui ne l'a pas revendiqué, et cherchent à savoir s'il a bénéficié d'un soutien logistique international.
Des kamikazes ont provoqué un carnage le dimanche de Pâques dans trois hôtels de luxe et trois églises, en pleine messe, à Colombo et ailleurs dans le pays. Sur les huit explosions de bombes, les six premières, en début de matinée, sont des attentats suicides contre trois églises et trois hôtels de luxe, le Cinnamon Grand Hotel, le Shangri-La et le Kingsbury. Deux explosions ultérieures, survenues en début d'après-midi à Colombo, sont le fait de suspects qui se sont donné la mort pour échapper à l'arrestation.
