France
, le ministre des Affaires étrangères, a salué l'investiture du nouveau président américain Barack Obama. "C'est un message d'espoir et de vérité que le nouveau président adresse au monde. Nous avons besoin de son dynamisme, de son refus des injustices et de sa volonté d'aller de l'avant pour bâtir un monde plus sûr et plus juste". "La prise de fonction du président Barack Obama est un moment d'histoire et de coeur".
l'ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, auteur d'un discours resté célèbre à l'ONU en février 2003 contre l'intervention américaine en Irak, s'est exprimé sur le départ de George W. Bush et s'est dit "soulagé, parce que je pense que la doctrine Bush, la diplomatie de Bush était une diplomatie dangereuse pour le monde. Il a voulu organiser les relations internationales à travers un principe simple, qui est celui de la force: en utilisant la force, on fait la paix et on réalise en quelque sorte un rêve harmonieux, notamment au Moyen-Orient. Ca c'est dangereux".
, l'ancien président de la République a estimé que "les Etats-Unis sont dans une crise économique dramatique. Il y a une angoisse forte, et il n'a donné aucune indication, ni de substance, ni de calendrier" dans son discours "volontairement flou", a-t-il dit à propos du discours de Barack Obama.
"Il veut organiser la renaissance des Etats-Unis à partir de leurs valeurs traditionnelles, de leur passé très brillant. Il est beaucoup plus légaliste dans son ton que le président Bush, il met fin au côté un peu aventurier, peu respectueux du droit international de la présidence Bush, par contre il ne montre pas un intérêt pour la relation transtalantique ou la relation avec l'Europe".
ex-candidate socialiste à la présidentielle était présente à Washington. "C'était une cérémonie qui avait à la fois de l'allure, de l'élégance et en même temps était très populaire. L'Amérique se réconcilie avec elle-même, les Américains se regardent différemment". "Son message ne vaut pas seulement pour les Etats-Unis d'Amérique mais pour les hommes et femmes de toutes les couleurs dans le monde." "Dès maintenant, il a posé les bases des Etats-Unis (pour) le rétablissement de la paix dans le monde".
Pour président du Parti radical, "l'investiture de Barack Obama constitue une opportunité historique pour le monde. Il incarne un changement décisif sur les questions vitales de notre époque: nous attendons beaucoup de lui sur la paix et la sécurité, le développement durable, la mise en oeuvre d'une stratégie globale de lutte contre la crise financière. Avec le président Obama, j'espère que l'Amérique se réinvestira résolument dans un engagement multilatéral".
, le président du Nouveau Centre et ministre de la Défense estime que "les Etats-Unis, si souvent critiqués, ont fait la démonstration en choisissant Obama comme 44e Président, de la vigueur de leur démocratie. Ils ont donné une leçon que les Français doivent retenir, de la capacité à porter l'égalité des chances et l'accès de tous aux fonctions politiques, quel que soit son continent d'origine ou la couleur de sa peau. Sur les épaules du nouveau président pèse une immense responsabilité, celle de réconcilier les Etats-Unis avec le monde".
Espagne
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a estimé que le discours d'investiture du nouveau président des Etats-Unis était "très positif". Ce discours "correspond au projet défendu par Obama lors de sa campagne. Un discours qui maintient intacts les espoirs de voir un ordre international plus juste, de voir le dialogue et la paix gagner du terrain face aux conflits".
"Obama nous donne espoir, et ses paroles nous placent sur le meilleur chemin pour une relation fluide et fructueuse avec le gouvernement espagnol". Les Etats-Unis ont été en froid avec l'Espagne pendant quatre ans en raison du retrait unilatéral des troupes espagnoles d'Irak décidé en 2004 par Zapatero.
Italie
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, dont le pays préside le G8, a invité le président Obama à "affronter ensemble les défis actuels: la crise financière, la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan".
Berlusconi, qui se veut proche du Premier ministre russe Vladimir Poutine, a insisté sur "la nécessité de maintenir un dialogue constant avec la Fédération de Russie et de favoriser sa pleine participation au système de sécurité et de gouvernance mondiale". Le chef du gouvernement italien, grand ami du président américain sortant George W. Bush, a "renouvelé ses félicitations et ses voeux les plus sincères de succès" à Barack Obama.
Royaume-Uni
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a salué mardi la prise de fonction du nouveau président américain comme "un nouveau chapitre de l'histoire américaine comme de l'histoire du monde". Brown a estimé que le premier président noir des Etats-Unis était "un homme avec une grande vision et un grand sens moral".
"Il n'est pas seulement le premier président noir américain, mais il a dès le départ la détermination à résoudre les problèmes du monde". Le Premier ministre a estimé que Obama avait déjà fait preuve d'"audace" et d'un "grand courage" en annonçant ses projets pour lutter contre la crise financière.
Allemagne
"Plus de partenaires, moins d'ennemis - telle est la vision pour laquelle Barack Obama et Hillary Clinton (la secrétaire d'Etat des Etats-Unis) veulent oeuvrer. Je crois que nous pouvons attendre une diplomatie très active - justement au Proche-Orient," a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.
Union Européenne
Javier Solana, représentant de l'UE pour la politique étrangère, estime que l'investiture de Barack Obama était un "moment spécial". "Les Etats-Unis ne sont pas n'importe quel pays et son président n'est pas un homme politique comme les autres. Ce qu'il est, les choix qu'il fait, touchent des milliards de personnes à travers le monde". Offrant "cinq leçons de diplomatie", Javier Solana a souligné l'importance d'un règlement politique plutôt que militaire des conflits, l'importance de garder à l'esprit les enjeux de politique intérieure lors d'une intervention internationale et de reconnaître qu'"aucun pays, même les Etats-Unis ne peut résoudre les problèmes à lui seul".
Israël
"La politique des Etats-Unis ne va certainement pas changer sur le fond", a estimé Haïm Ramon, le vice-Premier ministre israélien. "Cette politique se fonde sur deux principes: la lutte contre le terrorisme et la nécessité de parvenir à une paix sur la base de deux Etats", israélien et palestinien, a-t-il souligné.
De son côté, le député du Likoud Yuval Steinitz, un dirigeant du principal parti de l'opposition de droite, a rappelé les déclarations de soutien à Israël de Barack Obama durant sa campagne.
"Je suis convaincu qu'après les élections de février, Barack Obama aura d'excellents rapports avec Benjamin Netanyahu à la tête de l'Etat, avec lequel il avait eu des entretiens fructueux".
M. Netanyahu avait lui-même estimé mardi que M. Obama comprenait la "détresse" des Israéliens et la "cruauté des ennemis que nous combattons".
Iran
Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a déclaré que l'Iran préférait attendre "les actions politiques" de Barack Obama pour porter un jugement sur ses intentions à l'égard de l'Iran et du Proche-Orient. Il a appelé le successeur de George W. Bush à porter un nouveau regard sur le Proche-Orient en affirmant que le "regard traditionnel (...) ne donnera rien".
L'Iran et les Etats-Unis ont rompu leurs relations il y a trente ans et malgré de rares embellies, elles n'ont cessé de se dégrader. Barack Obama, qui a prêté serment mardi à Washington, s'est dit prêt à un dialogue avec Téhéran, tout en continuant à exiger qu'il suspende son programme nucléaire controversé.
Venezuela
La révolution au Venezuela "se poursuivra quel que soit le président des Etats-Unis et sa politique étrangère", a affirmé mardi Le président Hugo Chavez. "Aujourd'hui est un jour qui revêt une importance particulière parce que les Etats-Unis ont un nouveau président. Personne ici ne se fait d'illusions: il s'agit de l'empire nord-américain", a ironisé M. Chavez lors d'une cérémonie organisée à Barcelona (à 220 km à l'est de Caracas), dans le cadre de sa campagne électorale pour le référendum sur la modification de la Constitution.
Cuba
"C'était très intéressant. C'est un grand orateur, c'était très bien fait et très bien dit. Il faut le lire avec intérêt", a déclaré Ricardo Alarcon, le chef du Parlement cubain au sujet du discours prononcé par le président américain. Quant à savoir si Barack Obama pourra répondre aux attentes énormes suscitées par son arrivée au pouvoir, Ricardo Alarcon a déclaré: "Cela reste pour moi un grand signe d'interrogation".
Nicaragua
Le président Oscar Arias invitera le président américain Barack Obama pour que son premier voyage en Amérique latine s'effectue dans son pays, "oasis de paix". Le Costa Rica est "une oasis de paix, de tolérance, de liberté et de démocratie", a-t-il souligné, rappelant que son pays "a déclaré la paix au monde entier" en dissolvant son armée voici plus de 60 ans, et qu'il est lui-même prix Nobel de la paix (1997).
Le gouvernement du Nicaragua a exprimé l'espoir queBarack Obama établisse une relation "d'égal à égal dans le concert mondial" avec "les pays plus petits et plus pauvres".
Mexique
Le président Felipe Calderon a souhaité "le plus grand succès" à son nouvel homologue américain, dont la capacité à sorir les Etats-Unis de la crise profitera aussi au Mexique.
"Depuis cette terre à la population humble mais très travailleuse, vaillante et pauvre, séparée des siens partis travailler aux Etats-Unis, je veux souhaiter, très sincèrement, le plus grand succès dans sa politique au nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama".
"Je sais que dans la mesure où il réussira à sortir les Etats-Unis de leur problème économique, il nous aidera aussi, nous les Mexicains".
Chine
Les médias ont omis de citer ou retransmettre les passages politiquement sensibles du discours d'investiture, taillant dans les déclarations sur le "communisme" ou la répression des "dissidences".
Le passage du discours expliquant que "les générations précédentes ont affronté le fascisme et le communisme pas seulement avec des missiles et des chars mais avec des alliances solides et des convictions fortes" a été visiblement censuré à la télévision.
"A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en faisant taire la dissidence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'Histoire, mais que nous tendrons la main si vous acceptez de desserrer les poings", a également dit Barack Obama, ce qui ne ressort pas dans les médias chinois. Pareillement, les deux grands portails chinois Sina et Sohu ont coupé cette mention de communisme dans leurs retranscriptions du discours en chinois, ainsi que tout un passage consacré aux dissidents. Mais les traductions en anglais n'ont pas été amputées.
Japon
Le Premier ministre japonais Taro Aso s'est dit confiant dans la coopération avec le nouveau président américain Barack Obama pour relancer l'économie mondiale. "Son approche, qui consiste à utiliser le potentiel des gens, est la même que la mienne. Je suis convaincu que les deux premières économies du monde peuvent coopérer main dans la main", a-t-il ajouté.
"Le Japon et les Etats-Unis sont des alliés qui partagent des valeurs universelles et des intérêts stratégiques", a-t-il dit. "Avec cette conviction, je souhaite donner la main au président Obama pour renforcer cette alliance et lutter pour la paix et la prospérité dans la région Asie-Pacifique et dans le monde."
Birmanie
Le régime militaire birman espère que le nouveau président américain Barack Obama dissipera les "malentendus" du passé dans les relations bilatérales et qu'il fera preuve de "bonnes intentions" à l'égard de la Birmanie, a indiqué mercredi un haut responsable birman.
Officiellement, la junte birmane n'a pas réagi à la cérémonie d'investiture du président Obama. Le numéro un du régime, le généralissime Than Shwe, avait transmis un message de félicitations après l'élection de Barack Obama en novembre.