Même s'il n'est pas encore formellement assuré d'obtenir l'investiture de ses pairs démocrates, le sénateur de l'Illinois Barack Obama est attendu mardi dans l'Iowa, là-même où sa victoire dans les caucus du 3 janvier a fait décoller sa campagne, vraisemblablement pour y annoncer sa victoire sur Hillary Clinton.
Ces derniers jours, il a multiplié les attaques envers le candidat républicain alors que sa rivale démocrate continue son marathon.
A Portland, où près de 75 000 personnes avaient, selon les services de sécurité, répondu à son appel, Obama a fustigé l'équipe de campagne de John McCain, son adversaire républicain, qui se présente pourtant comme le gardien d'une certaine éthique et de la transparence depuis le début de la saison des primaires.
En rendant dimanche son tablier, Loeffler est venu s'ajouter à la liste de quatre autres conseillers de McCain ayant démissionné pour des liens présumés ou avérés avec des groupements d'intérêt.
Confiant sur ses chances de décrocher l'investiture lors du congrès démocrate qui se tiendra fin août à Denver, dans le Colorado, Obama a évoqué Clinton au passé composé dans son discours de Portland, la remerciant d'avoir été si combative.
"Elle a été une candidate formidable. Elle s'est montrée habile, solide, déterminée, travaillant sans relâche. Elle a mené une campagne extraordinaire", a dit le sénateur de l'Illinois.
"Il ne suffit pas de se montrer et de faire des acclamations. Il faut sortir de chez soi et aller voter. Il faut que vous disiez à tout le monde d'aller voter", a-t-elle lancé à ses partisans, réunis dimanche dans une salle prêtée par l'université Western Kentucky.
Plus tard dans la journée, l'ex-First-lady a appelé ses troupes à ne pas se démobiliser, consciente qu'Obama était en tête dans l'Oregon et qu'après les primaires de mardi, il ne lui restera que trois rendez-vous électoraux pour inverser la tendance avant la fin des primaires démocrates, le 3 juin.
"Cela risque de ne pas être facile et cela n'arrive pas en le souhaitant ou en le pensant très fort. Ces choses-là viennent lorsque l'on retrousse ses manches et que l'on se met au travail", a-t-elle dit.